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La violence n'est pas le but, la violence est le moyen. | Gudrún & Ramsay
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Winterfell
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MessageSujet: La violence n'est pas le but, la violence est le moyen. | Gudrún & Ramsay Lun 4 Juil - 16:07

Les monstres.
 
Mais parmi les chacals, les panthères, les lices, les singes, les scorpions, les vautours, les serpents, les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants, dans la ménagerie infâme de nos vices ; il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde ! Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris, il ferait volontiers de la terre un débris et dans un bâillement avalerait le monde.

 

« Une géante, m’Lord. Et féroce, comme une bête. Elle a terrorisé mes enfants, m’Lord, elle les aurait mangés je suis sûr ! »
Le fermier tenait dans ses mains son chapeau, fixait le nouveau sire de Winterfell, et son visage traduisait une terreur et une confiance mêlée, quelque chose d’encore très étranger à Ramsay. Il était peut-être inquiétant, mais il était son seigneur et il devait le protéger des choses plus inquiétantes encore. Le gouverneur du Nord adressa un regard entendu à son conseiller Azdyr. Le paysan n’était pas le premier à venir le trouver afin de l’entretenir de ce genre de craintes. Au début bien sûr, le jeune seigneur s’était moqué de ceux qui venaient lui rapporter pareille histoire, accusant la stupidité et la superstition du bas peuple d’être la cause de ces histoires ridicules. Mais à présent, il était attentif et sérieux, devinant le fond de vérité derrière les propos de ses gens. Il acquiesça et fit un geste de la main, congédiant l’homme, que l’autre ne comprit pas au tout de suite. Azdyr, plus fin diplomate, le remercia de sa voix la plus douce et le rassura sur le fait qu’ils allaient agir. L’ancien bâtard détailla son ami le sourire aux lèvres. C’est de lui que tu devrais te méfier pauvre fou, il mangerait plus certainement tes enfants que n’importe lequel des monstres qui te font tant trembler. Mais le vieillard naïf se confondit en remerciements et en révérences mal exécutées en quittant la salle de doléances. La porte se refermait sur lui quand l’un des gardes annonça : « Plus personne. »

« Voilà qui est intéressant. »
Le brun restait songeur. Il y avait donc un homme, ou une femme, les récits n’étaient pas très clairs, dont la seule stature impressionnait les fermiers, et qui se battait comme une bête. Un être terrifiant et violent. Une merveille aux yeux de Ramsay Bolton. « Qu’en penses-tu Azdyr ? » Le conseiller hocha la tête, et parla d’une voix mesurée. « Mon Seigneur, il se peut que nous soyons très déçus. Nous ne pouvons être certains que les récits n’aient pas été grossis par le manque de connaissances des petites gens. » Dans la salle, quelques murmures fusèrent. Peu nombreux étaient les hommes de Roose Bolton qui ignoraient ou ne se doutaient de la vérité quand à la mort du père, et ceux-là ne supportaient pas de voir le pouvoir accordé aux Gars du Bâtard depuis que Lord Snow avait pris le pouvoir dans le Nord. Ramsay le savait parfaitement, car s’il y avait deux sentiments humains qu’ils reconnaissaient c’était bien le mépris et la haine, pour y avoir été confrontés à de nombreuses reprises. Mais les hommes ne devaient pas ignorer non plus que sévèrement punis étaient ceux chez qui leur seigneur les avait lus. « Tu as raison, nous n’avons d’autres choix que de vérifier. » L’un de ceux qui avaient été terriblement fidèle à son père grimaça. « Votre seigneurerie va-t’elle partir à la chasse en ces temps troublés ? » Quel était son nom déjà ? Ser An ? Ser Enrik ! « Cela n’est pas l’affaire d’une chasse Ser, si le quart des récits sont exacts, il n’est pas besoin des filles pour débusquer cette bête. Mais mon père m’a déjà vanté vos mérites de traqueur, vous feriez tout aussi bien l’affaire. » Le chevalier baissa les yeux, regrettant déjà d’avoir pris la parole. L'ancien bâtard se tourna vers un autre des hommes de son père qui avait eu le malheur de se faire trop entendre en murmurant. « Et vous Ser Siobhan, il parait que vous êtes un excellent guerrier ? Vous ne seriez certainement pas de trop si notre terreur est aussi féroce qu’on nous l’a décrit. C’est une expédition d’une journée à deux journées, tout au plus, Azdyr restera à Winterfell pour s’occuper des affaires courantes si nous venions à perdre du temps en chemin, j’emmène avec moi deux de mes hommes, nous partons à cinq à la tombée de la nuit ? Une objection ? » Plus aucun n’osait murmurer et Bolton se leva satisfait.


Les deux chevaliers étaient restés silencieux toute la chevauchée, côte à côte, à quelques mètres des autres. Quoique leur capricieux seigneur ait pu prévoir, ils savaient très bien qu’ils ne reviendraient jamais vivants. Ramsay lui, riait avec ses hommes en racontant les tortures qu’il venait d’inventer pour Theon. Mais Enrik venait de sauter de son cheval, pour détailler le sol. « C’est l’un des derniers endroits où cet homme, ou quoique ce puisse être, a été vu. Il y a des traces sur le sol, et vu leur profondeur, il se peut que les descriptions ne s’éloignaient finalement pas trop de la réalité. » Ramsay avança son cheval jusqu’à eux, et sourit. « Ser Enrik et Ser Siobhan, vous n’avez pas besoin de vos montures. Attachez-les et ouvrez la marche. »

Le petit groupe avançait lentement, les trois chevaux se calant sur le pas des hommes à pied qui les dirigeaient dans l’aube encore très sombre. Finalement, ils purent voir l’objet des légendes. Un rictus découvrit les dents blanches du seigneur qui avisait la taille et le poids de la créature qu’ils étaient venu chercher. Jugeant qu’ils se trouvaient à une distance où il était hors de danger, il se tourna vers les hommes à pied, annonçant la sentence. « Apportez-moi sa tête, les paysans s’en plaignent. » Alors que les chevaliers saisissaient leurs armes et s’approchaient en silence de l’inconnue, les Gars bandaient leurs arcs. « S’ils l’emportent, tuez-les. S’ils meurent, alors cette chose pourrait nous être très utile – ne la tuez pas, je veux lui parler d’abord. »



 
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MessageSujet: Re: La violence n'est pas le but, la violence est le moyen. | Gudrún & Ramsay Lun 4 Juil - 17:08


La violence n'est pas le but, la violence est le moyen
Danse avec les Ours et l'Ecorcheur

Le Nord n'était pas ce que l'on pouvait appeler une terre agréable, pourtant, Gudrún l'adorait et n'avait de cesse de bouger afin de tout découvrir. Oh, elle n'avait pas franchement apprécié les marées du Neck, la demeure des Reed lui semblait plutôt verte et elle avait bien failli faire une overdose de vert en ces lieux, du à la mousse, aux arbres, à l'herbe et tout ce qui l'entourait, et niveau odeur, on avait vu mieux. Quoi qu'elle avait mangé pour la première fois de sa vie des grenouilles et elle avait plutôt aimé. Mais elle s'était enfoncée plus loin dans le Nord, avait franchi les côtes - et massacré un beau nombre de ferné, il fallait l'avouer - en quatre années, elle avait pratiquement tout vu. Son cheval du Val, blanc comme la neige, commençait à fatiguer à force de marche, il aurait sans doute aimer s'allonger, se reposer dans une écurie, mais elle ne lui avait pas permis depuis quatre ans.

Gudrún n'était pas vraiment quelqu'un qui pensait. Parfois des visages lui revenaient, celui de son amante, celui des amis qu'elle avait croisé, mais trop de choses lui passaient au dessus, sans doute avait-elle reçu trop de coups sur la tête. De temps à autre elle repensait aux Arryn et aux Royce et leur faisait envoyer des corbeaux, d'autres fois elle oubliait totalement tout cela pour plutôt sur se concentrer sur : et qu'est-ce qu'on va manger, hein ?

Alors ce qu'elle allait manger, bonne question, le Nord semblait voir ses animaux déguerpir avec l'arrivée de l'hiver et les biches se faisaient rare, les cochons il ne fallait pas rêver et les lièvres commençaient eux aussi à se faire rare. Et il ne fallait pas compter sur l'oursonne pour se contenter de baies ou racines. Alors de temps en temps, elle allait dans des pâturages et se permettait de chiper un cochon, mais cela ne se gardait pas bien longtemps un cochon. Alors elle chipait des chèvres, des moutons. Force était de constater que ces choses là, ça se conservait pas bien longtemps non plus. Alors quand elle se trouvait une biche, elle ne se gênait pas, quitte à rester plusieurs jours pour faire fumer la viande, pour elle sur la route. Mais ces jours-ci, cela devenait rude. Mais ce jour là, cela semblait bien plus ardu.

Sans avoir grand chose à faire, l'oursonne avait décidé d'affûter ses lames pour sa prochaine chasse, sa hache et sa lance en avaient bien besoin à force d'être utilisées. Elle s'était établi un camp de misère, s'était même fait un feu, pensant être loin de la civilisation, assez pour ne pas être emmerdée.

C'est ce qu'elle croyait sincèrement en tout cas, jusqu'à voir des gens arriver. Son cheval ne semblait pas être tout à fait d'accord avec l'arrivée de ces gens, il fût le premier à l'en avertir. Elle n'était pas franchement futée mais elle avait au moins une assez bonne ouïe et vue pour les voir. La première chose que la Freux faisait, était de leur hurler dessus de dégager s'ils ne voulaient pas se faire exploser la tête. Mais ils n'avaient pas l'air d'entendre ce qu'elle leur disait, sans doute trop loin - ou trop idiots, mais était-il possible de l'être autant qu'elle ? Son cheval n'aimait pas vraiment la présence des autres et il lui arrivait de plus en plus à paniquer lorsqu'il en sentait d'autres arriver. Sans doute avait-il passer trop de temps qu'avec la Freux qu'il en devienne peureux des autres, elle ne saurait dire. En tout cas, si ces hommes avaient voulus être discrets, c'était loupé. Son cheval commençait à sérieusement s'agiter.

Elle prit son arc, accroché à son cheval, et une flèche, faites par ses soins. La brandir ne prit pas bien longtemps. Tuer un animal était toujours difficile moralement, pour elle, mais un humain, ça, elle n'en avait aucune gêne et avait été éduquée ainsi. A en juger par leur vêtements bien fait, ceux-ci devaient être bien nés. Ce n'était pas la première fois qu'elle croisait des hommes comme eux, pensant qu'elle ferait le mal autour d'elle et voulait s'assurer que cela n'arrive pas. Mais ceux-ci semblaient déterminés. Pour leur demander une dernière fois de ne pas s'approcher, la Freux visait la flèche dans le genou d'un des homme, qui tombait à la suite de ça. Cela ne semblait pas perturber son compagnon qui continuait d'approcher.

« Reste là l'ami, j'm'en occupe. »

Disait-elle à son cheval qui commençait à s'agiter.

« Qu'est-ce tu veux l'affreux ! Ma lance ou ma hache ? »

Première chose qui lui venait, la hache. Bien, ainsi soit-il. La Freux avait fait son choix, ou plutôt, le destin, ou plutôt, les anciens dieux. Le vent soufflait, quelque flocons tombaient. A ce qu'elle aurait aimé passer une bonne nuit, plutôt que ça. Eh, on ne pouvait pas dire qu'elle avait pas prévenu !

Ses yeux étaient habitués à l'obscurité, mais le feu à ses côtés éclairait aussi beaucoup. La Freux semblait de loin dépasser en taille et en masse l'homme qui continuait d'approcher, un sourire large, voilà ce que l'homme voyait chez la géante. Un sourire large, une hache venant d'être affûtée. Lorsqu'il brandit son arme, la Freux brandit la sienne.

« Au nom du lord Bolton de Winterfell, je... »

Elle crachait au sol. Chose qu'elle faisait souvent en entendant un nom d'un nobliaud. Chose qui dégoûtait l'homme.

« J'y pisse d'sus à ton lord, p'tit merdeux ! »

Elle ne lui laissait pas le temps de répondre, que sa hache s'enfonçait avec violence dans le crâne de ce visiteur non-désiré. Le crâne était fendu en deux. Elle eût plus de mal à retirer sa hache qu'à l'y enfoncer, en toute sincérité. Eh ! Il ne lui avait pas laissé le choix !

Suite à quoi, la Freux prenait son épée, tuer un homme à terre était une chose pitoyable, son frère n'aurait pas approuvé, mais elle n'était pas une Black Ear ! Elle était une Freux ! Et les Freux tuaient, avant de poser des questions. Elle rejoignait l'homme à terre, entrain de jurer à cause de la douleur de son genou, entrain de jurer sur la Freux qui s'approchait dangereusement de lui, son épée luisant dans l'obscurité.

« Z'avez pas choisi l'bon jour pour m'emmerder ! »

Il y avait plus noble façon de tuer mais Gudrún ne faisait pas dans la finesse. Finalement, l'épée serait trop longue et pas assez pratique. Elle se contentait de soulever l'homme par la tignasse, jusqu'à ce qu'il lui fasse face.

« J'suis Gudrún ! Fille de Thorbjorn ! Et j'tuerai tous ceux qui compte encore m'emmerder ! »

Le pauvre homme se fit jeter au sol, jusqu'à ce que la Freux lui saute presque dessus pour le frapper, le harceler de coups jusqu'à ce que plus rien ne se reconnaissable de son visage. Ce qui semblait le pire pour la Freux ? Ce n'était pas d'avoir tué cet homme, loin de là. C'était que maintenant qu'elle avait du sang partout, elle serait forcée de prendre un bain ! Elle serait forcée de se laver, le comble de l'horreur ! Ainsi, un homme gisait au sol, le crâne fendu en deux, tandis que l'autre avait été tabassé à coups de poings violent jusqu'à ce que le crâne soit fendu, le corps semblait encore trembler sous les nerfs. Elle levait les yeux au ciel, se relevait. Un ours aurait fait de même. Quoi qu'elle avait fait pire, se disait-elle, elle avait déjà mordu un homme au cou jusqu'à lui ouvrir la chair et arracher ce qu'il y avait à arracher sous ses dents. Oh, elle devait lui reconnaître qu'il avait tenté de se défendre malgré la flèche dans le genou et qu'il avait tenu un peu plus longtemps que certains, mais la sauvagerie dont elle avait fait preuve ne lui avait pas laissé nombreuses chances de survie, et le corps de ce garde avait fini par trembler à cause des nerfs, à cause de ses poings.

« Sont pas bein costaud les hommes du Nord ! »

Si la Freux gagnait, c'était surtout que bien souvent, elle ne laissait pas à ses ennemis les moyens ou le temps de répliquer.


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MessageSujet: Re: La violence n'est pas le but, la violence est le moyen. | Gudrún & Ramsay Mar 5 Juil - 11:28

Les monstres.
 
Mais parmi les chacals, les panthères, les lices, les singes, les scorpions, les vautours, les serpents, les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants, dans la ménagerie infâme de nos vices ; il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde ! Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris, il ferait volontiers de la terre un débris et dans un bâillement avalerait le monde.

 

Ramsay avait avancé son cheval, pour assister à la scène. A ses côtés, ses hommes, toujours prêts à tirer, se délectaient du massacre. Lui-même admirait le sourire en coin la sauvagerie de celle que les pauvres chevaliers avaient eu le malheur de déranger. Le bruit du crâne qui se brise était aux oreilles de l’ancien bâtard une douce mélodie, et à chacun des coups qu’elle portait sur le Ser immobilisé par la flèche, il se sentait plus ravi encore. Etait-ce chez elle quelque chose de coutumier, avait-elle fait pire ? Quelles choses magnifiques un corps comme celui-ci pouvait causer à celui d’une victime ? Les fermiers en avaient peur, les gens bien nés eux-mêmes seraient sans doute mal à l’aise. Lui qui entendait tenir le Nord d’une main de fer, il se trouvait face à une perle rare qu’il lui fallait absolument. Ce déchainement de violence provoquait un vif plaisir en lui, la seule question qui restait était comment dompter pareil animal ? Un doute aurait certainement du l’assaillir pour ses propres chances de survie, car la férocité de l’être qui se tenait là n’avait clairement pas été sous évaluée par les récits des paysans. Et dire qu’il avait ri au nez des premiers. Cependant, et cela avait été un reproche fait par Roose Bolton lui-même, Ramsay ne possédait pas en lui la connaissance du temps où il faut être raisonnable, et par conséquent il ne craignait personne.

« Sont pas bein costaud les hommes du Nord ! »
Il fut pris d’un éclat de rire en poussant son cheval assez prêt de la scène sanglante pour que la géante et lui puissent voir leurs visages respectifs. C’était donc une femme. Vocabulaire très faible, une sauvageonne peut-être ? Impossible, ils ne parlent pas des hommes du nord pour de ceux qui vivent de ce côté du mur. « Il y en a des plus forts qu’eux. » Il leva ses deux mains, en signe d’amitié. Mais derrière lui, ses hommes s’étaient rapprochés, et étaient toujours prêts à tirer. Ils partageaient les vices du bâtard légitimé, et ce dernier savait qu’ils avaient certainement été échauffés par cette effusion de violence et de sang. « Je ne suis pas là pour… t’emmerder. Si tu me donnes ta parole que tu n’attaqueras pas, alors mes hommes baisseront leurs armes. » Une sorte d’instinct naturel qui aurait pu, chez quelqu’un d’autre, être nommé prudence, avait fait calculer à Ramsay que tant qu’il restait à cheval, si elle venait à prendre ses armes ou une flèche pour les viser, il aurait le temps de partir avec l’avance que lui donneraient ses Gars en tirant ; même si ils rataient leurs cibles ou si deux flèches ne suffisaient pas à abattre cette bête. Cependant, il chassa cette pensée dès qu’il lui apparut clairement. Il n’était pas homme à laisser passer une pareille opportunité par couardise. « Je suis Lord Ramsay Bolton, sire de Winterfell, Fort-Terreur et Corbois. Tu te trouves sur mes terres, mais tu viens de me rendre un fier service en me débarrassant de ces deux incapables. Bien sûr, la liasse populaire pourrait exiger que je leur donne ta tête, ces deux chevaliers étaient très appréciés de mon père et de ses gens, mais je pense que ce serait une terrible idée. Accepterais-tu que nous en discutions ? » Sa voix était calme, presque doucereuse, et ses yeux gris pâles la fixait intensément, comme s’il avait voulu sonder chacun de ses gestes, chacune de ses expressions. « Je n’avais pas vu quelqu’un d’aussi terrible en combat depuis longtemps. D’où viens-tu Gudrún, fille de Thorbjorn ? » Il avait beau chercher dans son esprit, Thorbjorn était un nom qui lui était inconnu. Elle avait parlé des hommes du nord, elle ne devait pas être nordienne elle-même, mais il se demandait quel genre de lieu façonnait de telles merveilles. « Nous avons faits une longues chevauchée sans manger. Nous avons du cheval, veux-tu partager notre repas ? » Ou en tout cas avaient-ils deux chevaux vivants qui ne serviraient plus. Il se sentait particulièrement affamé, et il se demandait ce que cette bête pouvait bien avaler pour être rassasiée. Probablement plus qu’eux trois réunis. En regardant les cadavres, il regrettait aussi de ne pas avoir pris les filles, un festin pareil gaspiller ! Et il ne les avait pas avec lui pour faire de la géante la cible d’une de ses chasses favorites s’ils ne parvenaient à s’entendre.

L’un de ses hommes toussa derrière lui. La femme n’avait pas encore répondu, Ramsay avait enchaîné les mots de sa voix changée sans lui laisser le temps de parler elle-même, comme s’il avait voulu la noyer sous ses paroles. Et son attitude était encore trop hostile. Ramsay se tourna vers eux et hocha la tête. Il replongea son regard dans celui de l’étrangère. « Doivent-ils baisser leurs arcs ? »



 
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MessageSujet: Re: La violence n'est pas le but, la violence est le moyen. | Gudrún & Ramsay Mar 5 Juil - 13:37


La violence n'est pas le but, la violence est le moyen
Danse avec les Ours et l'Ecorcheur

Et v'là qu'une troupe se ramenait maintenant, fallait bien s'en douter. Le cheval de la Freux était à deux doigts de s'enfuir, elle avait pas tenter de le rassurer en allant le voir et lui tapotant l'encolure, cela ne semblait pas le rassurer pour autant. Ou alors il y avait peut-être des loups quelque part, ou alors il sentait un danger venir à eux et attendait que la Freux... s'en occupe. Quoi qu'il en soit, celui en tête semblait débiter. Parler, parler parler.

Des plus forts qu'eux, mouais. Elle en doutait vu la facilité avec laquelle elle les avait massacré, contrairement aux Valois ou aux Fernés. Surtout contrairement aux fernés. Ces deux là au sol auraient pas tenus cinq minutes devant les fernés. Elle crachait au sol lorsqu'il se présentait, lord Bolton.

« J'viens d'tuer deux d'tes soldats et tu veux discuter ? »

Un rire gras, sans retenu, sincère, qui venait du fond du coeur. Elle n'en avait pas rencontré des lord comme celui là ! C'était bien la première fois qu'on lui demandait à discuter alors qu'elle venait de tuer des gardes !

« J'avoue qu't'es drôle m'sire ! »

D'où elle venait ? Manger ? Elle se frottait l'arrière de la tête, il voulait des réponses mais ne lui laissait pas non plus le temps de les donner, elle aurait compris le sens du mot ironique qu'elle l'aurait employé à plusieurs reprises. Qu'ils les baissent leur armes, à moins qu'il voulait que la Freux leur lance une hache en pleine tête à eux aussi. Craindre la mort n'était pas une chose habituelle pour la Freux, qui faisait en sorte de vivre chaque jour sa vie comme elle l'entendait, justement pour faire face à ce jour sans regrets. Elle ne laisserait personne derrière elle, pas d'amis, pas de mari ou d'enfants. Mais quand il parlait de manger, la Freux se fit plus coopérative en désignant la place autour du feu qu'elle avait fait.

« J'viens des montagnes m'sire. Du Val. »

Oui, les montagnes du Val, qui étaient plus accueillantes que le Nord il fallait le dire. Il lui arrivait que son clan lui manque, d'autres fois pas du tout.

« Et c'pas des flèches qui vont m'faire peur. »

Il lui en fallait bien plus que ça, le fait était simplement que la Freux devait être née sans instinct de survie, oui, ça devait être quelque chose comme ça. En tout cas, elle retournait s'asseoir sur le sol devant le feu, pour reprendre où elle en était. Où déjà ? Ah, oui, aiguiser ses lames. On peut dire que ça lui aura été utile cette fois là ! Elle restait silencieuse le temps qu'ils se décident à avancer ou à repartir, elle n'avait que faire de s'ils restent ou partent, de même qu'entamer une discussion avec eux... eh, que vouliez-vous qu'elle dise à un lord, de toute façon ?

Les expressions dures de la Freux revenaient, sourcils froncés, mâchoire tendue tendis qu'elle s'appliquait comme elle pouvait. Cet homme au sol lui redevrait une flèche, on n'en avait jamais trop quand on partait à la chasse ! La Freux regardait sa hache qu'elle nettoyait du sang et la reposait à ses côtés.

« Eh pis j'ai pas b'soin d'armes si j'veux vous tuer, vous savez. »

En soit, comment pouvaient-ils le savoir ? Autre que par le corps gisant. En tout cas, c'est ce qu'elle avait dis à un des homme du Bolton qui la regardait un peu trop longtemps au goût de l'oursonne. L'expression dure du visage de la Freux ne parlait-il pas pour elle ? Elle pouvait risquer de se faire tuer par ces hommes là, mais cela semblait lui passer au dessus, totalement. Ce qu'un lord pouvait vouloir à faire avec une femme comme elle, elle n'en avait aucune idée et ça ne semblait étrangement pas la préoccuper sur l'instant, se rappelant qu'il avait parlé d'avoir de la nourriture.


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MessageSujet: Re: La violence n'est pas le but, la violence est le moyen. | Gudrún & Ramsay Mar 5 Juil - 14:46

Les monstres.
 
Mais parmi les chacals, les panthères, les lices, les singes, les scorpions, les vautours, les serpents, les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants, dans la ménagerie infâme de nos vices ; il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde ! Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris, il ferait volontiers de la terre un débris et dans un bâillement avalerait le monde.

 

« J'viens d'tuer deux d'tes soldats et tu veux discuter ? »
Deux soldats de son père, qu’il avait emmené parce qu’il voulait les voir morts. Et qui lui donnait une excellente raison de mettre la tête de cette Gudrún à prix, bien qu’il doute que quelqu’un puisse un jour la lui ramener. Ramsay ne laissait certes pas le sale travail à d’autres, mais cela l’arrangeait de ne pas avoir eu à s’occuper lui-même de ces deux chevaliers qui avait servi son père et les Boltons des années durant. « J'avoue qu't'es drôle m'sire ! » Il accueillit le rire par un sourire joyeux. Drôle bien sûr. Elle ignorait de toute évidence tout sur l’actuel gouverneur du Nord et sur les Boltons. Depuis que Roose Bolton avait trahi Robb Stak, il existait assez peu de personnes qui imaginait que lui ou sa descendance puissent être des plaisantins, le Seigneur Sangsue et Lord Snow avaient même plutôt sinistre réputation. Mais il était tout aussi bien qu’elle l’ignore.

Il la regarda retourner s’occuper de ses lames en silence. Les flèches ne l’effrayaient pas. A la bonne heure, elles ne feraient que la ralentir, et quand il reviendrait elle craindrait peut-être plus les filles… Il chassa cette pensée en secouant la tête, elle serait bien plus utile vivante que morte. « Eh pis j'ai pas b'soin d'armes si j'veux vous tuer, vous savez. » Les cadavres des chevaliers gisants sur le sol étaient assez parlants d’eux-mêmes, et il hocha la tête. Evidemment. Celle la ne se laisserait pas impressionner par les écorchés de Ramsay, il faudrait la tenir par autre chose que la peur. La violence non plus ne semblait pas être une fin en soi pour elle, car sinon ils seraient certainement morts. Cela était par ailleurs désolant en un sens, elle ne ferait sans doute pas durer le plaisir de la mort. Il devait bien y avoir quelque chose qui pourrait l’attacher à son service. Elle avait dit venir du Val… « Tu fais partie des clans des Montagnes j’imagine ? » Il avait déjà entendu de ces peuplades qui menaient la vie dure aux chevaliers du Val. Il ne s’en était jamais soucié, et s’était contenté de les considérer comme des barbares jusqu’ici, mais il essayait de réunir tous ses souvenirs les concernant. « Ce sont de valeureux combattants il me semble, tu leurs fais honneur. » Ramsay se pencha vers l’un de ses hommes, et lui intima d’aller chercher la viande de l’un des chevaux des chevaliers. Il s’exécuta immédiatement, et alors que son compagnon était toujours prêt à tirer, Bolton sauta à terre. Il savait que les chances que son ami atteigne la tête et tue l’étrangère du premier coup étaient particulièrement faibles, mais il ne voulait pas reculer. Il s’approcha du cadavre qu’elle avait roué de coups et le détailla satisfait. Le crâne était brisé, ainsi que le nez et les pommettes. Il restait à peine une face humaine sur cette forme gonflée ou enfoncée anormalement par endroits. L’écorcheur se demanda si l’homme avait survécu et gardé conscience assez longtemps pour sentir son visage éclater sous les coups. Il y avait à Winterfell un autre homme qui pourrait peut-être poser soucis, mais Ramsay avait prévu de l’écorcher vif en un lieu où l’on pourrait le trouver aisément, afin de décourager la déloyauté. Il se sentait réjoui par la vision de cette mort pitoyable juste devant lui, et par la volonté de faire subir cela à plus d’ennemis encore.

Une quinzaine de minutes s’étaient écoulées en silence, et son homme avait un peu baissé sa garde. Le deuxième revient, couvert du sang de l’animal qu’il venait de mettre à mort et transportant une partie de la viande de l’animal. Ramsay détailla l’étrangère, cherchant une réaction à cette offre de viandes et de sang qu’ils apportaient. Ce serait peut-être encore plus simple qu’il ne l’avait imaginé. Silencieusement, il fit signe à l’homme de mettre la viande à cuire au feu qu’elle avait fait – inutile de perdre le temps d’en faire un autre. Celui qui tenait l’arc sembla sortir de sa torpeur et redevint attentif, mais Ramsay leva la main pour lui faire comprendre qu’il ne devrait tirer qu’à son signal. De toute façon, il ne le pensait pas assez précis pour l’avoir, autant ne rien aggraver. L’odeur de la viande qui cuisait gagna soudain ses narines, et il soupira avec un certain délassement. « Va chercher le reste. » Le deuxième de ses Gars resta un instant silencieux, incertain. Puis il baissa son arme et s’exécuta. Ramsay se tourna vers Gudrún. C’était inutile de toute façon, si elle avait du craindre les armes elle l’aurait fait alors qu’ils étaient encore deux à être prêts à tirer. « Tu es très loin du Val, loin dans le Nord. Qu’est-ce que tu es venue faire sur mes terres ? » Le gouverneur tourna machinalement son anneau seigneurial sur son doigt. Il s’approcha encore et s’assit à son tour prêt du feu, face à elle, et sortit très lentement sa dague. Avec, il arracha un morceau de viande à ce qui était en train de cuire. « Sers-toi. Je préfèrerais avoir du cerf, du cochon ou du bœuf à t’offrir, mais nous sommes partis de Winterfell sans prévoir. Bien sûr si nous étions là bas, j’aurai pu te proposer cela ou plus encore… » Il ne la quittait pas des yeux, essayant de comprendre quel genre d’émotions ses paroles pouvaient provoquer chez elle. Il découpa un morceau de la viande qu’il avait ponctionnée et croqua dans la chaire encore sanglante du cheval. « Aimes-tu te battre Gudrún ? Aimes-tu tuer ? »

Il valait certainement mieux être direct avec ce genre de tête de bois. Elle ne semblait pas être du genre à s’embarrasser des détails et des belles paroles.



 
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