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Gudrún ♦ Born to be Wild
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Rescensement des civils
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Bienvenue à Westeros !
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MessageSujet: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 17:09

Gudrún
I was Born to be Wild







 Like disguise in angel
Avant d'entrer dans le jeu des trônes j'étais quelqu'un












Moi Gudrún entre dans le jeu des trônes. Je suis âgée de 22 ans, j'ai vu le jour dans les montagnes du Val d'Arryn en 1er jour, 1ère lune, 279. Mon origine sociale est Freux, j'exerce la fonction de traqueuse. Mon allégeance va à la maison Royce Reconnu pour mes dons de guerrière, ourse mal léchée, traqueuse
Je suis célibataire mais je suis attiré par tout ce qui bouge et donc je suis toutcequibougesexuel. On dit que je ressemble à Olga Kurylenko.
D'ailleurs on me reconnaît à ma passion pour les ursidés. Mais ma beauté légendaire ne m'empêche pas d'avoir un certains caractère : Je suis franche, honnête, sincère, amusante, bonne vivante et également irréfléchis, irréaliste, idiote, impulsive, effrontée, bourrine, vulgaire, sale
    (C) Nymeria.
Always in my mind
Que pense votre esprit des évènements récents ?


Une alliance entre le Nord et la Maison Harloi des Iles de Fer a été signée. Qu'en pensez-vous ?

Le truc, avec Gudrún, c'est qu'elle ne réfléchit pas. Non pas qu'elle en soit incapable mais qu'elle trouve ça trop compliqué et abandonne si vite qu'elle le peut. Ces histoires de grandes gens ne sont pas pour elle et elle s'en moque bien, elle ne veut rien à voir à faire avec ces gens là. Ceci dit, elle adore le Nord, même si on la compare bien souvent à une sauvageonne, elle espère au moins qu'on n'emmerdera pas le Nord. Elle s'est battue contre des fernés aux côtés des nordiens - et encore, pour peu qu'elle sache ce qu'est un ferné et d'où il vient - et pourrait se demander pourquoi ils s'allient à une maison dans un pays qui leur fait la guerre. Mais faut-il encore qu'elle y réfléchisse un moment et ça, ce n'est pas gagné du tout. Cela peut lui prendre des heures pour qu'au final elle oublie sur quoi elle devait réfléchir. Soit une alliance qui de toute façon ne la concerne pas.

Une rumeur circule que la Reine a une relation incestueuse avec son frère, y croyez-vous ?

La rumeur n'a pas pu parvenir aux oreilles de la Freux et même si elle y était parvenue, la Freux a reçu tellement de coups sur la tête qu'elle l'a oublié. Et ça lui importerait peu, c'est déjà arrivé dans son clan, même si elle trouve ça dégueulasse. Elle n'aime pas les nobles de toute façon, ça serait juste un prétexte de plus pour se moquer d'eux et de leur grands airs. La freux ne fait jamais vraiment attention aux rumeurs, outre sa mémoire défaillante elle n'aime pas la présence des gens, alors ce qu'ils racontent ? Au Val certains font cela, au Nord aussi, elle ne connaît pas vraiment les valeurs morales, même si on a tenté de lui enseigner, elle ne saurait pas dire si c'est normal ou non, si c'est répugnant ou non. Si certains s'en moquent dans une taverne, sans doute s'en moquera-t-elle aussi, mais si on lui demande son propre vis sur la question, elle sera incapable de répondre.

La révolte gronde à Dorne, menée par les filles bâtardes d'Oberyn Martell. Est-ce vraiment une menace à prendre au sérieux ? Qu'en pensez-vous et qui soutenez-vous ?

Si vous lui demandiez, la Freux vous demanderez "c'est quoi Dorne ?" on a beau lui avoir enseigné, ça lui ait entrée dans une oreille et ressortie par l'autre aussitôt. Elle ne connaît pas vraiment les Martell mais elle connait bien les histoires des bâtards, même dans son clan les enfants hors mariage, c'est mal vu. Des femmes qui se battent, ça n'a rien d'exceptionnel à ses yeux puisque dans son clan, presque toutes les femmes savaient manier la hache ou quelconque armes pourvu que c'est capable de faire saigner. Elle s'en moque bien de ça aussi, surtout qu'elle se trouve au fin fond du Nord, elle a bien mieux à penser que ces "sûdiers" comme ils les appellent au Nord, et de leur histoires tirées par les cheveux. Ceci étant, si on lui demandait de suivre quelqu'un, elle suivrait, bêtement, la première personne lui demandant de rejoindre sa cause. Il en faut peu pour la convaincre d'entrer dans une bonne bagarre.

Quelles sont vos compétences ?

Gudrún a appris à chasser et traquer pour sa survie, mais aussi à se battre, se défendre. Elle n'est en revanche pas très futée, pas très brillante et a du mal à parler avec les gens.


I'm not an actor
Derrière l'écran c'est Bibi  


Devine  

   
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Olga Kurylenko [color=#ff0000]ϟ[/color] [i] Gudrún [/i]


BY .TITANIUMWAY & SELENE



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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 17:09





Une histoire de glace et de feu
Voici mon histoire  


Première Lune de l'année 279, Val d'Arryn.

Le soleil commençait à se lever, le temps était frais, la terre humide. Le clan Freux revenait d'une bataille qui avait bien terminé, une nuit à massacrer un petit groupe d'hommes qui n'aurait jamais du passer là. C'était ça, la vie au Val. Ce matin là, la femme de Thorbjörn fût prise d'affreuse contractions. Enceinte de 9 mois, le jour était pour elle venue d'accoucher. Fille ou garçon, le couple de montagnard avait déjà eu un garçon par le passé, le sexe de leur prochain enfant importait donc peu.

Après des heures de travail, de hurlements se répercutant dans les montagnes, naquît Gudrún, une petite fille à la peau si blanche que la neige, les joues bien faites et deux poils noirs sur le caillou. Gudrún ne pleurait pas, elle poussait à son tour un cri aiguë qui lui aussi se répercutait dans les montagnes. Nul doute que quiconque passant là ce serait poser nombreuses questions et aurait préféré fuir que s'aventurer vers les cris. Sa mère fût mise au repos tandis qu'on s'appliquait à la laver près de la rivière, la sécher et la vêtir. Son père fût fier du cri poussé par sa fille. Gunthor, le jeune chef du clan des Freux lui prédit que sa fille serait une véritable guerrière qui hurlera et pillera nombreux passants. Thorbjörn en fût d'autant plus fier. « Que les anciens dieux posent leur regard sur ta fille, Thorbjörn. ». Il l'espérait.

La petite Gudrún n'était pas très jolie, bébé. Des joues bien grasses, des cheveux qui ne voulaient pas pousser, néanmoins beaucoup s'arrêtèrent sur la beauté de ses yeux. Étaient-ils bleus, étaient-ils gris, étaient-ils verts. « Ta fille est bien grasse, Thorbjörn. Ta femme a du manger tous nos cochons pour que ta fille y ressemble » Thorbjörn aurait pu en rire, mais son orgueil était mis à mal. Un membre disparaissait ce soir là. Son père n'était pas connu pour avoir beaucoup d'humour, il n'était pas non plus très intelligent, pas très rusé ni vif d'esprit. C'était en fait un homme très grand et carré qui n'avait, en soit, que pour lui sa force presque animal. Sa mère n'était pas très loquace, Gudrún ne fût pas élevée en connaissant une mère qui lui chantait des berceuses pour s'endormir, elle était juste bercée par le vent et des bras. Non pas qu'elle soit vide mais plutôt simple d'esprit. Elle respirait, mangeait, dormait, combattait. Et c'était tout. Nombre de femmes étaient capable de discuter de combat comme les hommes dans ce clan mais la mère de Gudrún n'était pas très causante, comme l'était finalement son conjoint.  Son grand frère, lui, partait souvent avec d'autres clans, la plupart du temps avec les Black Ears et ce depuis tout jeune. Il se sentait trop différent de ses parents, trop à l'écart, tandis qu'eux vivaient simplement leur vie, lui était assoiffé de connaissance et ne prenait aucun plaisir à tuer, il apprit donc à combattre à la manière des Black Ears : couper les oreilles de ses ennemis mais ne jamais les tuer. Thorbjörn s'était juré de ne pas faire la même erreur avec sa fille et de lui apprendre toute jeune comment on se battait et comment on vivait chez les Freux et surtout, ne pas la laisser s'approcher de trop près des autres clans.

A ses deux ans, la petite Gudrún se découvrait un amour pour les animaux. On lui découvrait cet amour lorsque ses parents, chaque nuit, chaque jour, devait lui porter une attention toute particulière s'ils tenaient à sa survie. Dès qu'elle apprit à marcher, cela signait la fin du repos des deux parents : elle s'échappait constamment. Un lapin passait ? Elle le poursuivait. Une biche passait ? Elle la poursuivait. Non pas pour l'attraper pour lui faire du mal, juste les poursuivre. Alors lorsqu'elle apprit à courir, l'angoisse de la mère ne fit qu'augmenter, si bien qu'elle avait envie de l'attacher à elle pour être sûre de ne jamais la perdre. À ses trois ans, son père la retrouvait courant dans les plaines après une jeune biche. Elle tombait une fois, se relevait et continuait sa course. Elle tombait une seconde fois, se relevait et continuait sa course. Elle tombait une troisième fois, se relevait et continuait sa course. La quatrième fois qu'elle tombait, ce fût de surprise. Un loup au pelage gris, maigrichon, avait sauté à la gorge de la biche qu'elle convoitait. Ce fût ce jour-là qu'elle vit de face la mort, le sang. Son père la déclarait ce jour là comme chanceuse : les anciens dieux l'avaient regardée. Il se dit que le loup aurait pu attaquer sa fille mais il avait attaqué la biche, un loup affamé était incontrôlable. Il ne tuait pas ce loup dévorant la biche mais il reprenait Gudrún avec lui et la remenait au camp. Elle n'avait pourtant pas compris ce qu'il s'était passé, elle n'avait pas compris pourquoi la biche ne bougeait plus après que le loup lui ait sauté à la gorge. Elle ne comprenait pas pourquoi son père l'avait reprise alors qu'elle voulait après ça toucher le loup qu'elle n'avait jamais vu auparavant. À trois ans, son caractère était déjà bien développé et laissait déjà entrevoir quel genre de femme elle pourrait être. Elle avait tapé du poing, hurlé : elle voulait voir le loup. Mais son père ne cédait pas à son caprice et sa mère n'osait pas s'interposer. Ce fût donc en pleine nuit qu'elle se levait pour retrouver le loup. Mais ce fût un homme qui surveillait les alentours la nuit qui la trouvait et la rendait à ses parents. Elle brandissait son petit poing à nouveau et criait son mécontentement, réveillant le camp. « Ta fille devrait être mieux éduquée, Thorbjörn, elle nous donne déjà du fil à retordre. » « Ce sera une grande guerrière ! » répondait son père. Il y croyait, naïf. Si le chef de son clan l'avait dit, comment pouvait-il en être autrement ?

A ses quatre ans, on la mit sur un cheval avec son père. Les hommes des montagnes utilisaient peu ce genre d'animal, ils étaient plus du genre à marcher et courir sur leur propre jambes mais lorsque les distances étaient trop longue, les chevaux pouvaient se trouver indispensable. Il fût envoyé pour parler à un autre clan et revoir son fils, il se dit alors que c'était le meilleur moyen pour Gudrún d'apprendre dès maintenant les rudiments du combat. Cela faisait presque un an qu'elle avait vu la biche se faire égorger et elle avait déjà oublié le sang et la vie qui s'arrêtait : mais elle n'avait pas oublié le loup. Sur le trajet, elle avait espéré le recroiser. Ses yeux regardaient partout, sa petite tête virait à gauche, à droite, mais rien d'autres que des montagnes et des plaines, et de temps à autres des petits animaux qui fuyaient la présence des humains. À quatre ans ses cheveux poussaient enfin et ses joues paraissaient moins ronde. Elle avait sur la tête des petites boucles noirs, ses cheveux étaient souvent gras, sales. Elle hurlait aussi lorsqu'on la forçait à se laver à l'eau froide et préférait nettement être sale que plonger dans l'eau glacé. Ses parents n'insistaient pas. Jamais l'un d'eux n'eut l'idée de lui demander de cesser de hurler. Pour eux, c'était normal, elle était née pour hurler. Elle rencontrait pour la première fois son frère à ses quatre ans et son frère l'avait adoré immédiatement. Une petite femme qui parlait et agissait comme un petit homme et qui disait ce qu'elle pensait quand elle le pensait, il avait l'impression en la voyant qu'elle parlait plus que ses deux parents réunis lorsqu'il les avait côtoyé. Il tentait de lui apprendre quelque tours avec un couteau mais elle l'ignorait royalement. Elle ne pensait qu'à manger et courir après les lapins, encore. Son frère tentait de lui expliquer à quel point tuer un homme était peu honorable et qu'il fallait laisser sa chance à tout le monde. Elle l'ignorait à nouveau, ne comprenant pas la notion de prendre la vie, pas même lorsqu'elle chassait. Elle ne comprenait pas de suite qu'un animal vivait si bien qu'un humain, c'est après quelque semaines avec son frère qu'elle comprenait qu'un lapin était autant en vie qu'un humain, que lui aussi avait une vie et qu'on la lui prenait pour se nourrir. Elle n'en était pas plus perturbée que cela, son père se disait que le jour où un homme mourrait devant ses yeux, elle comprendrait vraiment. Cela ne tardait pas, d'ailleurs. Les Black Ears avaient repérés un petit groupe d'hommes, ils étaient une dizaine tout au plus et transportaient des remorques pleine de nourritures et de vêtements. Thorbjörn hésitait un long moment à la prendre avec lui mais la chef du clan des Black Ears lui dit alors : « Thorbjörn ici ce sont nos terres, tu combattras à notre manière et tu ne tueras pas ». Il n'écoutait rien, il tuait 3 hommes ce jour là. Ils rapportaient avec eux la nourriture et les vêtements sensés aller au Val, des tissus plus que des habits concrets mais c'était assez pour eux. Les bouches seraient nourries et les enfants réchauffés. Mais pour ne pas avoir suivi les ordres de la chef du clan, Thorbjörn et sa fille furent « mis à la porte ». Ils repartirent dans leur clan. La route n'avait jamais été aussi longue.

Ses cinq ans marquaient beaucoup de choses dans sa vie, des choses dont elle se souviendrait sûrement toute sa vie. À ses cinq ans, la petite fille savait tenir un arc et une flèche et apprenait à chasser le lapin ou le lièvre, la petite fille apprenait à chasser la biche. Et c'est lors d'une chasse à la biche qu'elle rencontrait un animal merveilleux. Ils cherchaient des pistes près des arbres, ils étaient en pleine montagne et avaient marchés des heures durant, l'estomac dans les talons, quand elle fit la rencontre qui changeait sa vie. Elle était avec plusieurs membres de leur clan ce jour-là et elle fit une chose folle, risquée qui aurait pu lui coûter la vie. Elle aperçut un ours au loin, la gueule en sang : nul doute qu'il venait de se nourrir et qu'il désirait être en paix pour digérer. L'idiote courut vers lui et l'ours l'aperçut à son tour. Il grondait mais elle continuait sa route, trouvant l'animal fascinant. Son père se rendait compte ce jour là de l'inconscience de sa fille, de son inconscience pour le danger, de son manque de considération pour la vie, à croire qu'elle était dépourvue de bon sens. L'ours ne la blessait cependant pas. Il la repoussait d'un coup de patte et elle tombait sur le dos, et comme toujours, elle se relevait. Il grondait à nouveau et elle pouvait le ressentir jusque dans son ventre, c'était excitant. Son père accourut, la dégageait de là tandis que les autres hommes abattaient la bête : elle hurlait pour qu'on ne le tue pas, toujours si inconsciente. La bête était dangereuse mais n'avait pas blessée la jeune fille. La bête qui était si dangereuse servit de repas ce jour là. Et pour la première fois de sa vie, Thorbjörn mit une claque à sa fille, espérant lui donner une leçon. La claque fût plus violente à ses yeux que lorsque l'ours l'avait repoussé. Elle hurlait et partait, furieuse. Le soir même, les hommes de cette chasse racontèrent l'événement au reste du clan et ils choisirent de la surnommer, Gudrún était devenue la fille qui dansait avec les ours.

Elle apprenait cette même année à se battre, ses cinq ans marquaient aussi le début de son apprentissage avec une lame ainsi qu'avec un arc. À son âge, elle était encore trop petite pour porter une épée – plus grandes qu'elle encore, et trop lourde pour ses petits bras. Mais elle n'écoutait pas. Ce fût compliqué pour son père et les autres hommes qui tentaient de l'entraîner de lui faire entendre raison. « Comment tu veux qu'elle soit guerrière un jour si elle écoute quedal de ce qu'on essaie de lui apprendre ?! » « C'est une enfant, laissez lui l'temps ! » «Tu crois vraiment qu'on a que ça a faire ? Qu'on a tout le temps ? ». Mais à la fin de sa cinquième années, quand elle commençait à dépasser les un mètre, que ses boucles tombaient sur ses épaules, que ses joues paraissaient d'autant moins épaisses et que son corps s'affinait, elle commençait à apprendre, car elle comprenait à force qu'on lui répète qu'elle n'avait pas d'autres choix si elle voulait vivre parmi les autres du clan, elle comprenait à force de voir des membres disparaître que son père ne chasserait pas toujours pour elle. Elle l'avait compris lorsqu'il l'avait laissé une nuit sans manger et qu'il lui avait dit, dépité et à cours de solution, que si elle voulait manger il fallait qu'elle attrape elle-même son lapin. Le lendemain elle avait pris son arc et après avoir perdu nombre de flèches, avait tué un lapin. Sa mère le lui avait préparé et elle avait enfin mangé. Son père comprenait donc qu'avec elle, il fallait la mettre devant le fait de façon brutal pour qu'elle comprenne, qu'il ne fallait pas lui laisser le choix : c'était ça ou rien.

A ses six ans, on essayait de lui mettre une épée dans les mains mais elle était encore incapable de la soulever. On essayait donc de lui donner une dague et de lui apprendre ce qu'était le combat au corps-à-corps. Elle tombait mais se relevait. Elle tombait à nouveau, mais elle jetait son arme et s'en allait. Sa mère était effacée, parlait de moins en moins, se contentait de cuisiner et leur faire des vêtements à partir des peaux de bêtes qu'ils rapportaient. Thorbjörn ne comprenait pas ce qui arrivait à sa femme et ne s'aventurait pas à le savoir, pour lui c'était comme ça et pas autrement que les choses se passaient, c'était qu'il y avait une raison et si elle voulait lui dire, elle l'aurait déjà fais.

C'est finalement à ses sept ans qu'elle apprit à se servir d'une épée et d'une lance. Elle préférait de loin la lance. C'est à sept ans qu'elle abattait sa première biche, à sept ans qu'elle apprenait à coudre et cuisiner avec sa mère qui se contentait plus de lui montrer que de lui expliquer de vive voix. C'est à sept ans que ses cheveux lui arrivaient dans le dos et qu'elle avait perdu toutes ses formes potelées pour être plus élancées, plus grande. La faim avait eu raison de ses formes disgracieuses. « Ta fille sera belle, adulte. » avait-on finalement dit à Thorbjörn. C'était l'un des premier compliment qu'elle recevait. À sept ans, sa voix commençait à perdre ce côté enfantin, les hommes disaient que cela était du à toutes les fois où elle hurlait. À sept ans, son père l'emmenait voir de plus près un véritable combat contre trois passants. Ils les pillèrent, les tuèrent et repartirent. Elle vit à ses sept ans son premier humain tués. À sept ans, elle n'avait pas d'amis avec qui jouer, pas de personne à qui parler, pas d'adultes avec qui jouer. Son réconfort se trouvait être avec les animaux qu'elle ne désirait pas chasser. Avec les loups qui passaient en meute, des petits loups sauvage qui restaient à distance mais qu'elle ne pouvait s'empêcher d'admirer. Ce qu'elle avait appris dans cette vie n'étaient pas les noms des grandes personnes, pas comment on devait parler à ces personnes, elle ignorait même l'existence des livres et des calculs. Elle n'avait pas appris à bien s'habiller, à  se brosser, à être belle et sentir bon. Elle n'avait pas appris qu'un jour viendrait son tour de se marier et d'enfanter. Elle n'avait ces sept dernières années qu'appris à survivre dans les montagnes. Son accent et son parlé étaient type des personnes des montagnes, ses tenus aussi. Personne ne pouvait douter de ce qu'elle était. Mais elle avait aussi appris, par sa mère, autre que cuisiner, tanner et coudre, à se méfier des grandes gens. Ces gens avec un nom. «Dans ce monde, ma vie, ces gens sont tout et tu n'es rien. Dans ce monde, ces hommes et femmes te prendront tout ce que tu as et te diront que c'est normal, que tu n'es qu'une fille sans titre ni nom, que tu n'es rien. Ils te diront, avec leur beaux habits et leur belles coiffures, combien eux sont importants pour les dieux et la société et combien toi tu n'es qu'un parasite, qu'une tâche dans leur tableau. Pour eux, tu n'es pas plus importante que ce gibier que tu pars chasser avec ton père. » « et ils vont me manger eux aussi ? » sa mère n'avait pas ris, ça n'était pas une plaisanterie mais une question d'une petite fille encore naïve « ils ne te mangeront pas mais ils te tueront et te laisseront pourrir là pour l'éternité. Quand ils t'égorgeront, ils te regarderont dans les yeux et ils te diront que tu l'as bien mérité. Alors ne les laisse pas te tuer ou t'approcher un jour ma fille. C'est pour ça qu'on les tue. Pour qu'ils se rappellent que les peuples des montagnes sont fiers de vivre, fiers d'exister et que face à la mort ils sont aussi important que le dernier des vers de terre. » c'était une autre leçon qu'elle avait retenue. Elle n'avait pas pesé le pour et le contre elle n'avait pas réfléchit, ne s'était pas demandé si sa mère avait raison ou tort. Pour elle, c'était forcément vrai. Alors à partir de ses sept ans, elle se disait que toutes personnes avec un nom était susceptible de lui vouloir du mal. Elle avait à partir de ses sept ans nourris une grande crainte envers ces hommes et ces femmes qu'elle espérait ne jamais croiser.

A ses huit ans, la jeune femme apprenait à mieux se servir de ses armes, elle se trouvait même un certain plaisir dans le fait de se mettre de la boue sur le visage, persuadé que des traits pourraient effrayer les autres et que les anciens dieux la reconnaîtrait. Mais son père ne la laissait pas combattre. À ses huit ans, le clan des Freux se séparaient en plusieurs pour couvrir plus de terrains, Thorbjörn et sa femme choisirent de quitter Gunthor un temps et partir s'installer avec un autre petit groupe d'hommes. Dans leur cœurs il n'y avait aucun doute : ils appartenaient au clan des Freux.

À ses neuf ans, elle était devenue une sauvage dont la beauté commençait à se faire remarquer par les autres clans venant leur rendre visite, on demandait souvent à son père à pouvoir l'avoir, chose à laquelle il répondait par la négative « pas tant qu'elle n'est pas en âge, pas tant qu'elle n'a pas saigné ». Et que lui rapporterait de la donner à un autre homme après tout ? Ils n'avaient pas d'argent, en fait, ils n'avaient rien. La jeune fille était fougueuse et capable de se défendre d'elle-même, on le lui apprenait chaque jours. Thorbjörn ne voulait pas se résigner à laisser sa petite fille partir vers un autre homme. Il retardait ce moment comme il le pouvait. Mais c'est à neuf ans qu'elle abattait son premier homme d'une dague dans le crâne, elle l'avait frappé de toutes ses forces. Cet homme se moquait bien des dires de son père et désirait l'avoir, à neuf ans, pour cet homme, elle était assez grande, elle commençait à avoir des formes, aurait bientôt sa taille adulte, savait cuisiner et tanner, c'était plus que suffisant pour lui. C'est lorsque son père avait le dos tourné que l'homme tentait de la prendre, de lui retirer son bas. Elle ne se laissait pas faire, elle lui griffait à sang le visage mais il ne cessait pas. Elle sortait sa dague et sans discuter – puisque lui ne l'avait pas fait – elle enfonçait sa dague dans le crâne chauve de l'homme. Son visage fût recouvert de sang. Le face-brûlée s'écroulait sur le côté, le corps tremblant à cause des nerfs qu'elle avait sûrement touché, elle le pensait encore vivant malgré sa dague enfoncée dans son crâne – qu'elle eut du mal à lui retirer, comme coincée. Elle lui assénait nombreux autres coups de couteaux dans le visage jusqu'à ce que celui-ci soit méconnaissable, et elle hurlait. Cette mort d'un face-brûlée provoquait un nouveau combat entre les deux clans et peu de survivants en sortaient.

Brick by Boring Brick

Ses dix ans marquaient la fin de son enfance dans les montagnes. Ses dix ans marquaient la fin de sa survie, de sa sauvagerie, de ses chasses avec l'estomac creux, des jours voir semaines sans un bain, des batailles avec d'autres clans ou des passants pour assurer qu'elle ait de quoi avoir chaud les nuits et de quoi manger. Sa mère l'avait mise en garde des personnes avec des noms et des bannières et elle comprenait d'autant plus pourquoi lorsqu'elle voyait une bannière flottante s'approcher rapidement de leur camp. Tout son camp se fit tuer ce jour là, sa mère mourut sous ses yeux, surtout d'épuisement plus que par la lame ennemi. Son père mourut en plein combat face à un vieil homme. Mais elle n'avait pas appris à fuir. « Pars, Gudrún, fuis et ne reviens pas ! » mais où courir à part dans les plaines environnante ? Elle ne pouvait pas passer inaperçu. Et elle n'avait pas appris à fuir. Alors elle brandissait son arme et hurlait. Mais elle se faisait attraper à la gorge par ce même vieil homme qui avait abattu son père sous ses yeux. Elle lui crachait en plein visage. Il l'étouffait de sa main puissante et elle tentait de s'en dégager, l'homme serrait sa prise si fort qu'elle ne parvenait plus à respirer, elle sentait la vie l'abandonner peu à peu et à mesure cessait de se débattre, jusqu'à entendre la voix d'un jeune homme, cet homme ordonnait au vieillard de la relâcher, il s'exécutait. Ses yeux étaient comme exorbités, elle cherchait à retrouver de l'air, bruyamment. Elle sifflait. Voilà à quoi cela servait de respirer, alors ? Si on lui avait dit !

L'homme se présentait comme étant « Andar Royce ». Elle se reculait de lui comme elle le pouvait, il lui assurait pourtant qu'il ne lui ferait aucun mal. Mais il avait un nom. « Royce ». C'était un homme du Val et il voulait la voir morte, il cherchait juste le pire moyen de la tuer, elle en était persuadée. Voyant son refus, il ne lui laissait pas le choix. Il l'embarquait avec lui. Elle hurlait, grognait, tentait de le mordre et griffer tout au long du voyage mais il ne la laissait pas pour autant. Il fit attacher ses mains et lui mit un bandeau autour de la bouche pour la faire taire et l'empêcher de le mordre. Ce qui la frustrait, donc l'énervait davantage : parce qu'elle n'avait pas le choix que subir. Et qu'elle détestait cela. Elle qui avait toujours été si libre, elle se retrouvait assise sur ce cheval, captive d'un homme avec un nom. Sur sa route elle s'imaginait nombre de chose. Allait-il lui enfoncer un couteau dans le crâne comme elle l'avait fait avec le face-brûlée ? Allait-il la faire courir dans une plaine et lui tirer une flèche, sa mère lui avait dit qu'ils faisaient comme avec leur gibier. Et puis d'un coup, après s'être imaginé ce qu'il allait lui faire, elle réalisait qu'elle ne reverrait plus jamais ses parents. Elle s'imaginait que ces hommes allaient les manger, puisqu'ils faisaient comme les Freux faisaient avec le gibier. Elle avait encore envie de hurler. Elle pleurait de rage au bout de plusieurs heures de route sans savoir se détacher.

Quelque jours plus tard, arrivé à Roche-Aux-Runes, il lui retirait son bâillon. « Comment t'appelles-tu jeune fille? » elle tentait de le mordre. Il l'attrapait alors, la secouait. Elle grognait. Il répétait sa question plus durement «Comment t'appelles-tu petite sauvage?! ». « Je suis Gudrún ! Fille de Thorbjörn ! La fille qui danse avec les ours !». Il lui posait de nombreuses questions : ce qu'elle savait faire, comment elle avait vécue jusque là. Mais elle ne voulait pas lui répondre, elle ne lui répétait qu'une chose : «Je ne parlerai pas à l'homme qui a tué mes parents.». On la mettait dans une chambre, des servantes tentaient de lui donner un bain, ils firent même brûler ses vêtements et lui donnèrent une robe... Elle mit des heures à comprendre pourquoi on lui avait donné un haut trop grand pour elle qui arrivait à ses pieds et pourquoi ils ne lui avaient pas donner de pantalon. Les servantes avaient mis une heure au moins à brosser ses cheveux, à les peigner, à découvrir que sous ses airs sales, sa peau était blanche, que sous ses airs sales et les traces de crasses dans ses cheveux, ceux-ci étaient longs et noirs, et que même une fille de dix ans qui sentaient la sueur et le sale, qui sentait l'ours, pouvait sentir les fleurs et ressembler finalement à une petite fille de son âge. Mais ses traits étaient durs pour une fille de dix ans. Ce même jour après avoir été baignée et coiffée, elle apprenait ce qu'était un véritable repas chaud. Elle ne comprenait pas l'utilité des couverts et avaient mangé avec ses mains. Andar Royce lui avait mis une tape sur les mains alors qu'elle prenait ses petits pois avec les mains. Il lui avait mis une tape sur les mains quand elle avait pris sa cuisse de poulet avec les mains, et elle avait grogné comme un animal. Les servantes étaient révulsées. L'une d'elle avait été mordue à sang lors de son bain et on lui avait autorisé à prendre congé ce jour-ci, si bien que les autres servantes n'osaient pas s'approcher d'elle de peur de connaître le même sort, elles se demandaient même si la petite n'avait pas la rage. On lui apprenait donc l'utilité des couverts, mais elle ne retenait pas l'utilité des nombreuses fourchettes et nombreux couteaux, ni même des nombreuses cuillères. Elle prenait celle qui venait et mangeait. Andar ce jour-là avait décidé de ne pas trop insisté avec elle, c'était déjà une grande avancée. Mais elle ne rencontrait presque personne les premiers jours hormis les serviteurs, Andar et son père. Andar ne la jugeait pas prêtre à rencontrer d'autres personnes, trop sauvage il ne savait pas encore comment elle réagirait face à trop de monde.  

Elle était fort craintive, comme un animal qui aurait trop peur elle était toujours capable de mordre pour se défendre. Andar était patient mais il avait ses limites, il lui attitrait un mestre lorsque sa patience venait à toucher le fond. Elle eut du mal à retenir son nom, à ce mestre Helliweg. Elle eut aussi du mal à le prononcer, tout comme à comprendre ses fonctions réelles. Elle n'arrivait pas à se dire que les personnes avaient un nom n'étaient pas des serviteurs du mal, elle leur trouvait toujours des prétextes à ce qu'ils la tuent. Quand elle voyait les plats qu'on lui rapportait, elle se demandait souvent s'ils ne voulaient pas l'engraisser pour mieux la manger. Quand elle voyait le lit moelleux dans lequel elle dormait, elle se demandait si ce n'était pas pour attendrir sa viande.

Elle ne fût pas une élève prodigieuse. Andar tentait de lui apprendre à lire mais elle s'endormait ou jetait les livres. Il dut d'abord lui apprendre l'utilité d'un livre, sa fonction, pour quoi c'était fait et pourquoi il était important de lire mais elle n'en voyait aucun intérêt. Idiote, elle tentait de voir si un livre se mangeait mais elle se blessait avec les reliure. Le mestre se demandait si la jeune fille n'était pas déficiente, si elle n'avait pas un handicap mental. Cela fit presque rire Andar qui expliquait juste au mestre que tout son clan devait être ainsi mais que dans le fond elle n'était pas si idiote ou dangereuse, juste sauvage. Ils comprirent qu'il lui faudrait du temps pour se faire à la vie « normale » et que l'éduquer ne serait pas de tout repos. Elle ne voulait pas apprendre les fonctions des nombreux couverts qui lui étaient servis à table, pour elle, une fourchette était une fourchette, un couteau était un couteau, mais on était jamais mieux servi qu'avec ses mains. Mais à force de tapes sur les mains elle se forçait à se servir de couverts. À force de se prendre des coups de livres lorsque le mestre tentait de lui apprendre à lire, elle y mit un peu plus du sien. Mais le mestre n'osait pas même imaginer lui apprendre à se servir d'une plume. Il essayait de lui apprendre à calculer mais c'était peine perdu, il ne lui apprit qu'à compter et cela mis des mois à lui apprendre à compter jusque 100. La fille qui dansait avec les ours était trop dissipée, peu intéressée à cela, mestre Helliweg se retrouvait devant le fait qu'elle resterait toujours une petite sauvageonne même si on lui brossait les cheveux et la lavait, même avec une robe elle restait une petite impertinente qui disait ce qu'elle pensait et jetait des livres à l'autre bout de la pièce pour le peu qu'elle butte sur un mot.

À ses onze ans, Andar eut l'idée que, peut-être la société mondaine n'était pas faite pour elle, malgré tous les efforts déployés et toute la patience utilisée. Si lire ne lui plaisait pas, compter non plus, il y avait bien quelque chose dans lequel elle serait douée, il n'excluait pas encore cette possibilité. Elle l'amusait, cette petite sauvageonne. Alors à ses onze ans, après un an passé chez les Royce, il se dit qu'il pouvait peut-être lui faire confiance et l'armée d'une épée en bois pour commencer. Elle avait regardé plusieurs fois l'arme et lui avait demandé à quoi pouvoir bien servir une épée en bois si on ne pouvait pas trancher ses ennemis. Première fois qu'elle le vit rire ainsi. Elle lui demandait alors s'il allait mettre le feu à son épée, il riait à nouveau. Mais elle ne comprenait pas pourquoi il riait alors qu'elle demandait ça sérieusement. Orgueilleuse, persuadée qu'il se moquait d'elle, elle grognait et lui jetait l'épée sur lui et partait. Elle revenait deux heures après, reprenait l'épée et le menaçait avec. Il répliquait avec son épée en bois. Et c'est comme une barbare qu'elle lui fonçait dessus en brandissant son épée... et c'est visiblement sans grands efforts qu'il la repoussait et la faisait s'écrouler au sol. Elle se relevait et recommençait, il la refaisait tomber et lui ordonnait de cesser de se battre ainsi, car dans le monde des « gens normaux » on ne se battait pas comme ça. Elle prit très, très mal cette réflexion et jetait à ses pieds son arme, crachant à ses pieds par la même occasion. Et elle repartait, furieuse.

Elle n'oubliait jamais ses parents ni qui les avait tués, ni comment. Elle s'était jurée de tuer ce vieillard mais elle ne le revit jamais. Elle espérait que le temps l'avait usé, que les anciens dieux l'avait vengée. Bêtement, elle se disait que ça n'était pas Andar qui avait porté les coups sur eux, ceux qui les avait tué, alors ça n'était pas lui qu'elle devait tuer pour venger ses parents.

Deux semaines après, Andar jugeait bon de la ré-entraîné. Il jugeait aussi que la fille qui dansait avec les ours étaient plus apte à se battre qu'à agir comme une dame. Il respectait cela. Elle ne comprenait pas -et ne cherchait pas à comprendre- donc qu'il cesse de l'importuner avec la façon dont elle devait parler aux grandes personnes. Au bout d'un an, ils s'apprivoisaient l'un l'autre. Il comprenait sa façon d'être, elle comprenait la sienne et donc ils s'adaptaient tout deux. Il lui apprenait néanmoins, du moins, lui fit apprendre, les grands noms, les bannières, les devises et les histoires des grandes maisons. Mais elle ne retenait pas grand chose hormis les histoires du Nord qu'elle trouvait fascinante et les histoires des fernés. Le Nord lui semblait tout à coup attrayant. L'au-delà du Mur et ses mystères d'autant plus. Elle demandait au mestre : «  y'a-t-il des animaux par delà l'mur ?  » il lui répondait positivement. Elle lui demandait quel genre, il n'osait lui répondre en premier temps, il se décidait donc à lui répondre d'une manière qu'il pensait, dégoûterait la jeune femme. Mais elle n'en était que plus excitée. Des ours, des loups géants, quoi de mieux ? Les ours et les loups la fascinaient toujours autant, c'était peu de le dire.

Quelque semaines encore après, Andar se décidait à lui faire rencontrer sa sœur Ysilla. Elle était plus jeune que Gudrún et bien plus craintive. Gudrún était trop brutale et la rencontre ne se passait pas très bien, le feeling ne passait pas. La jeune femme décidait à partir de là que les femmes n'étaient pas faites pour être ses amis. Elle ne mit pas ça sur le compte du plus jeune âge d'Ysilla mais sur le fait qu'elle était une dame, avait des manières que Gudrún n'aurait jamais malgré tous les apprentissages qu'on tentait de lui faire. Elle s'entendait finalement mieux avec les hommes qui ne la jugeaient pas -pas tous- sur sa façon de se comporter puisqu'ils étaient assez similaire pour certains cas : pour les personnes qui n'avaient pas un rang fort élevé. Un rang. Elle se demandait bien à quoi cela pouvait servir. Elle se souvenait que dans son camp il y avait un chef et qu'il fallait lui obéir et lui être loyal, elle considérait donc le père Royce comme le chef de la maison, et que, par conséquent, tout le monde devait lui obéir. À la fin de ses onze ans, elle était presque une femme. Mestre Helliweg considérait qu'il était donc bon de lui enseigner les rudiments du mariage, chose qu'elle ne connaissait pas dans son clan, le mariage. Il lui apprit l'intérêt d'un mariage politique, mais elle n'y comprenait rien. Il lui apprit l'intérêt d'un mariage par amour et qui se mariait par amour – les gens du peuple pour la plupart du temps – et elle comprenait déjà un peu mieux. Il lui expliquait donc qu'un jour, Andar devrait faire durer son nom et donc devrait prendre une femme, une femme qui porterait à son tour le nom Royce et aurait avec lui des enfants Royce. Il lui expliquait aussi qu'à l'inverse, Ysilla épouserait un homme et prendrait son nom, et qu'elle devrait faire perdurer la lignée de son mari et que ses enfants auraient le nom de son époux. Cette idée la révulsait, elle décidait donc qu'elle n'aurait pas d'enfants. Il n'osait cependant pas lui parler de ce qu'il se passait à une certaine période de la vie d'une femme.

C'est à la veille de ses douze ans, donc, qu'elle hurlait depuis son lit et que les servantes accoururent. Son hurlement était grave, puissant. Elle était persuadé qu'un homme ou une femme était entrée pendant la nuit pour la transpercer : son lit était couvert de sang, elle en avait partout sur les cuisses et sur sa robe. Elle frappait une femme avec un chandelier et demandait à savoir qui avait bien pu faire une chose pareil, elle avait terriblement mal au ventre mais ne voyait aucune plaie depuis son bas ventre ni son dos. C'est le Mestre Helliweg qui accourut à son tour, appelé par une servante apeurée. Il n'osait pas lui dire. Ce fût une servante, donc, qui prit la charge d'expliquer ces choses là à la demoiselle. Elle n'en croyait pas ses oreilles. « Tu es une femme désormais. ». Quelle terrifiante idée. Nourrie des histoires du mestre, elle s'était dit qu'elle devrait à son tour prendre un homme et perpétuer sa lignée, chose dont elle n'avait absolument pas envie. Oh, elle savait très bien comment on faisait les enfants, elle l'avait vu, entendu dans son camp. Mais elle ne voulait pas encore que ça lui arrive. Le mestre lui enseignait donc une chose, qu'une chose existait, qu'elle n'était pas obligée d'enfanter maintenant si l'idée la terrifiait tant : le thé de lune.

Andar avait eu deux choix, de ce qu'il avait dit à la sauvageonne. Il avait eu le choix entre la laisser au Val ou la prendre avec lui à un tournoi. Sachant qu'elle ne saurait pas bien se conduire s'il n'était pas là pour la rappeler à l'ordre et lui rappeler les manières de bonne conduite, il avait opté pour la prendre avec lui sur le terrain. Elle n'était pas un chevalier et devrait donc se contenter d'assister. Sur la route, il lui avait expliqué de quoi étaient faits les tournois. Comment on se battait dans ces moments là et en quel honneur. Elle fût abasourdie de l'idiotie de ce genre de combat. Pour elle on se battait pour survivre dans un monde sans pitié. On ne se battait pas pour montrer qu'on était plus fort qu'un autre. C'était donc ça les passe-temps des personnes riches ? Ils ne savaient pas comment pimenter leur vie alors ils se battaient pour un titre inutile ? Elle le lui fit savoir, elle lui fit comprendre à quel point elle trouvait ça idiot. Et comme souvent il avait ris devant sa naïveté, son ignorance. Elle se dit alors définitivement qu'ils étaient de deux mondes différents et qu'elle n'arriverait sans doute jamais à comprendre le sien malgré tous ses efforts déployés ses deux dernières années.

Jeune femme, au tournoi, bien habillée et coiffée, nombreux hommes venaient en apprendre plus sur elle. Mais dès qu'elle ouvrait la bouche, ils écarquillaient les yeux. Mais qui était cette femme qui semblait si belle mais parlait comme une femme de petit peuple ? Et d'où provenait cet accent agaçant ? Andar lui avait demandé de taire ses origines. Mais peu apte à mentir, elle leur dit simplement qu'elle vivait dans le Val à Roche-Aux-Runes. On lui demandait si c'était elle, Ysilla, et elle riait. Elle répondait par la négative mais ne donnait pas son prénom. Les hommes lui demandaient souvent si sa main était encore libre, elle répondait que oui. On lui demandait si elle comptait s'évader de Roche-Aux-Runes pour d'autre région et elle répondait simplement qu'il fallait voir ces choses là avec Andar. Pour elle, c'était simple, Andar avait sa responsabilité depuis qu'il l'avait accueillie, ainsi, si sa main devait être donnée – tel que lui avait appris Mestre Helliweg – c'était à Andar de gérer ça. Surtout qu'elle n'avait aucune idée de comment se passait ces choses là et qu'elle n'avait pas envie de savoir. C'était là la première fois cependant qu'elle s'était amusée et qu'elle avait pu rencontrer du monde, c'est à la fin de la journée qu'elle acceptait de donner son nom, las du mystère. Ainsi elle devenait  Gudrún la joyeuse, Gudrún la franche, et non plus la simple Gudrún la Freux ou Gudrún la sauvage, ou simplement danse avec les ours. Ça l'avait aidé, sans aucun doute, à se décoincer. Ce soir là, en bonne compagnie de nombreux hommes, elle allait à une auberge. Elle but de l'alcool pour la première fois de sa vie, de la bière. Elle savait qu'Andar buvait du vin mais elle ne s'y était jamais tentée. La bière avait un goût étrange, mais qu'elle appréciait. Elle bût plus que de raisons, adorant les effets que cela provoquait sur elle : elle riait à tout et n'importe quoi, dansait alors qu'elle n'avait jamais dansé, tout le monde devenait bien plus intéressant. Mais après quelque choppes, elle ne se rendait pas compte qu'il était mal qu'un homme l'entraîne ailleurs. Cet homme était – à ses yeux – assez beau. Jeune, la vingtaine lui semblait-il. Des yeux sombre, des cheveux noirs, une peau pâle. Elle ne dit rien lorsqu'il l'embrassait. Elle ne dit rien lorsqu'il lui retirait sa robe. L'alcool l'échauffait, si bien qu'elle ne sentait pas le froid de la nuit lui mordre la peau, en revanche ce qu'elle sentait entre ses jambes lui fit un mal horrible que même l'alcool n'atténuait pas. Ni une, ni deux, elle se saisissait de sa dague restée à sa cuisse et elle la plantait dans l'épaule de cet homme. Il n'y avait personne autour d'eux mais elle hurlait, elle hurlait. Elle l'assénait de nombre de coups à la poitrine avant de se reprendre et comprendre qu'il était déjà mort depuis le second coup qu'elle lui avait porté dans la poitrine. Elle rangeait sa dague, se rhabillait, elle tirait tant bien que mal le corps dans la forêt pas elle ne savait quelle folie au lieu de le rapporter au camp et elle s'en allait – vers la lumière, toujours vers la lumière se disait-elle, se guider avec la lumière de la taverne. Mais plus elle marchait plus il lui semblait que la taverne reculait. Elle pleurait, elle pleurait encore et encore d'avoir l'impression qu'elle ne parviendrait pas à la taverne et elle s'asseyait contre un arbre et dormait jusqu'au lendemain. La pluie la réveillait. Certains oubliaient ce qu'ils avaient fait la veille d'une soirée bien arrosée, d'autres s'en souvenaient. Elle s'en souvenait, bien que cela reste flou et que cela ressemble à un rêve, le sang sur ses mains et sur sa robe lui signalaient que c'était bel et bien vrai. Alors elle se levait et courait, cherchant Andar là où il devait être. Elle l'agrippait par la manche et elle l'entraînait au loin, les autres riant en voyant le sang sur sa robe, se demandant si elle n'avait pas oublié dans quelle période du mois elle était tombée : elle ne trouvait pas cela drôle du tout. Andar lui demandait ce qu'il pouvait bien lui prendre et elle lui racontait tout. Incapable de lui mentir, elle lui racontait : elle avait bu, elle avait ris, on l'avait entraînée dans la forêt, on lui avait fais mal au plus profond d'elle, elle avait saignée alors elle l'avait fais saigner en retour, elle l'avait tué. Elle lui montrait où elle avait laissé le corps, toujours au même endroit. Paniquée elle ne savait pas ce qu'il fallait faire, elle lui demandait s'il fallait brûler le corps, s'il fallait le rendre à sa famille.

Une fois encore, les anciens dieux avaient posés leur regard sur la Freux. Cet homme n'était qu'un bâtard du Conflans venu pour se divertir, il n'avait pas de femmes pas d'enfants. Elle avait tenue à se renseigner, décrivant à certains son visage et le résultat la faisait souffler un bon coup : les grandes personnes ne la mangeraient pas pour son affront.

Elle fût plus que reconnaissante envers Andar pour son aide. Il l'avait grondé mais il l'avait surtout aidé. Pour Gudrún, cela marquait le début de sa confiance envers lui. Naïve, dans la fleur de l'âge, elle se demandait pourquoi il était si gentil avec elle. Pourquoi il l'aidait tant alors qu'il pouvait la tuer comme il avait fait tuer sa famille et ses amis. Elle était un fardeau pour lui, même si idiote qu'elle était elle ne pouvait que le reconnaître, elle était une sauvage dans une Maison de haut rang. Pourtant, il l'aidait, même quand elle réagissait comme un animal, quand elle grognait, mordait, crachait, hurlait.

Quand ils rentraient, elle se risquait à une chose. Elle avait attendu qu'il soit tard dans la nuit, que les hommes dorment et elle s'était rendue jusqu'à sa chambre. Elle avait toqué et attendu qu'il accepte pour entrer – première fois qu'elle toquait à une porte avant d'entrer, chose qu'elle espérait qu'il remarquerait. Elle entrait dans sa chambre et retirait sa robe sans plus attendre. Elle pensait qu'il apprécierait le geste, qu'il apprécierait l'attention. Quelle surprise ce fût donc lorsqu'il se levait d'un coup, les yeux presque révulsés en lui demandant ce qu'il pouvait bien lui prendre. Elle lui expliquait donc qu'elle voulait le remercier pour ce qu'il avait fait pour elle. Qu'elle voulait le remercier d'une façon qu'elle pensait qu'il apprécierait. Galant, il lui demandait de se rhabiller sur le champ car il ne voulait pas d'une telle chose avec elle. « Tu as le temps pour ces choses là Gudrún. Si je fais tout cela pour toi ce n'est pas parce que je te veux de cette façon. Je ne pouvais pas me résigner à te laisser te faire tuer alors que tu n'avais que dix ans et n'avait pas demandé à participer à ça. Tu n'étais qu'une gamine de dix ans que j'ai recueillie alors que j'aurais pu te laisser mourir de faim, seule. Je t'ai éduqué comme je le pouvais parce que je n'allais pas te laisser te faire avoir par la haute société. Je t'ai mis toutes les cartes en main pour que ce monde soit moins cruel avec toi mais je n'ai jamais voulu t'avoir de cette façon. Tu es plus comme une petite sœur à mes yeux. » « Mais tu as déjà Ysilla comme sœur... Je veux être plus que ça... » toujours si patient avec la sauvageonne, il riait un peu et la reconduisait à la porte. « Tu sais que c'est impossible Gudrún. Bonne nuit. ». Elle repartait dans sa chambre, le cœur lourd. Elle s'était imaginée que tous les hommes attendaient cela des femmes et voilà qu'elle avait été éconduite. Il paraissait étrange qu'elle ait déjà oublié l'événement passé, cet homme qui avait abusé d'elle. Mais elle voulait avancer et non pas regarder en arrière constamment. C'était là sa philosophie. Avancer, toujours. Hier est passé et ne reviendra pas, on ne pouvait pas changer les événements passés mais on pouvait tenter d'avoir un bel avenir. C'était pour cela donc qu'elle avait essayé de calmer sa haine envers ceux qui avaient tués sa famille, il fallait avancer, ils ne reviendraient pas. C'était derrière elle.

Les années qui suivaient été plus calme. Presque redondantes, même. Elle apprenait à se battre comme un chevalier, selon le bon vouloir d'Andar. Elle partait avec lui à travers Westeros, là où il voulait bien la guider. Pour la famille Royce, elle tuait. Elle fonçait dans les combats tête la première et en ressortait en mauvais état mais elle recommençait encore après : elle ne retenait rien de ses plaies, elle ne retenait rien de ses bras cassés, son nez cassé, elle ne retenait pas des lames passées trop près manquant de lui transpercer un poumon, le cœur, persuadée que les anciens dieux veillaient sur elle là où ils étaient, qu'elle était celle qui survivait.

A 16 ans, après un énième combat – qui plus est, contre les Face-Brûlées – elle se prit un coup d'épée tout le long de son dos. Elle tombait à la renverse. Il lui fallut 4 mois pour remarcher correctement. Si elle avait appris de cette leçon ? Même pas. Mais ses quatre mois lui avaient été mis à profit pour connaître plus amplement Andar qui lui rendait souvent visite. Et ils parlèrent, parlèrent. Tout deux n'étaient pas très loquace, c'était sûrement là les fois où ils avaient le plus parler de toute leur vie. Elle lui contait ce qu'elle avait vu, pourquoi on l'avait appelé danse avec les ours, il lui avait expliqué sa vie d'écuyer, elle lui avait parlé de sa fascination pour les animaux, il lui avait parlé de sa rancoeurs pour les Targaryen, pour les Baratheon, pour les Lannister. Ils étaient malgré tout différents, l'une était très simple, l'autre était une personne importante avec un nom et qui avait forcément vécu beaucoup de choses. Alors quand il lui dit sa rancoeur pour ces trois maisons, elle y croyait et les détestait à son tour, sans même les connaître ou connaître les raisons de cette rancoeur. Quand il lui disait qu'il n'aimait pas tel personne, sans plus comprendre, elle le détestait.

Après ce « coma » elle se décidait d'autre chose. Elle avait seize ans, ne voulait pas prendre d'époux et avait du thé de lune. Elle se décidait à retenter des expériences, avec des hommes. À roche-aux-runes, les hommes avaient presque peur d'elle, de sa sauvagerie, de son caractère -trop- fougueux. Alors elle profitait des nouveaux voyages auprès d'Andar pour connaître de nouveaux hommes, des hommes qui eux, ne la connaissaient pas et ne connaissaient donc pas son attirance pour les lames ni ses excès de folies, ni sa démesure. Elle se décidait aussi qu'à seize ans, elle était en âge de temps à autre lâcher Andar. Alors elle prit un cheval et se risquait à une chose dont elle rêvait depuis que Mestre Helliweg lui avait conté. Aller dans le Nord.


Elle avait passé 4 années à parcourir le Nord. De ses seize ans à l'heure actuelle. Elle avait exploré jusqu'au Mur et ne voulait rien laissé au hasard. Andar l'avait laissée partir seule, prenant le risque qu'elle ne revienne jamais car : trop impulsive, impertinente, excessive, parce que le Nord était dangereux, parce que le Nord était presque aussi sauvage qu'elle et qu'elle risquait aussi d'y trouver sa place plus qu'elle ne l'avait désormais dans le Val.

Parcourant le Nord à cheval, elle avait l'impression de revivre comme il y avait quelque années. Survivre. Se retrouver. Être seule avec elle-même tout simplement. Elle pouvait de nouveaux suivre les animaux qu'elle voulait, entendre chanter les oiseaux, elle pouvait parcourir les bois du Nord, elle pouvait se rouler dans la neige à sa guise. Elle devait à nouveau chasser, à nouveau faire ses propres armes : ses propres flèches notamment. Cela lui avait manqué, d'un certain côté, que tout ne lui tombe pas dans son assiette alors qu'elle n'avait pas cherché à être nourrie. Elle se rendait compte à quel point Roche-Aux-Runes l'avait dénaturé et avait donné de mauvaises habitudes. C'était ça, chez elle. C'était la survie, c'était se dire que demain elle pouvait ne pas se réveiller, c'était donc vivre pleinement au jour le jour. C'était rencontrer des hommes sur sa route et les saluer, c'était partager un repas au coin du feu et repartir le lendemain. C'était rencontrer des hommes valeureux qui malgré tout la comprenaient. Elle n'avait jamais compris l'humour des grandes gens, elle n'avait jamais compris ce qu'ils appelaient l'ironie ou sarcasme. Et les gens du Nord ne faisaient que rarement ce qu'on appelait « sarcasme ». Dans le Nord, elle offrait ses services à qui le voulait bien, qui était assez courageux pour lui faire confiance. Il s'agissait parfois de chasser le gibier pour des vieilles personnes, il s'agissait d'autres fois de tuer un ou deux sauvageons passant dans le coin. Il s'agissait parfois tout simplement de rester dans un bar et rencontrer des hommes peu exigeant et partir le lendemain après une nuit bien agitée. Il s'agissait d'autres fois d'aider des villageois à se débarrasser de ceux qu'ils nommaient « fer-nés » bien qu'elle ne comprenait pas bien le problème qu'ils avaient avec ces hommes. Elle allait jusqu'à l'île aux ours, elle leur offrait quelque services, à ceux qu'on appelait « Mormont » le temps qu'elle voit ce qu'on lui avait conté sur cette île puis elle repartait. Elle allait même tout au long du Mur dans l'espoir de voir des animaux mais elle ne voyait aucun de ces fameux animaux dont on lui contait les légendes et elle en fût fort déçue, attristée même. Elle envoyait de temps à autre des corbeaux à Andar, et c'est un jour qu'il lui apprenait que les Freux étaient partis à la Capitale, engagés par un Lannister. Chose troublante et vexante, eux aussi semblaient avoir renier leur valeur, eux qui se prétendaient si indépendants. Elle s'arrangeait souvent pour que des personnes écrivent pour elle en échange de quoi elle leur rendait à leur tour service, d'autres fois des hommes ou des femmes faisaient cela de bon cœur. Mais à nouveau, elle apprenait à vivre telle une sauvage, les cheveux sales, le visage sale, le sang de ses victimes restaient parfois plusieurs jours incrustés dans ses cheveux ou sur son visage pâle. Dans le Nord, elle avait l'impression malgré tout d'avoir trouver sa place et que les gens ici la comprenaient, ils la comparaient souvent à une sauvageonne d'au-delà du Mur mais en apprenant à la connaître se rendaient compte qu'elle n'était pas une cannibale, qu'elle était certes un peu simple d'esprit mais n'était pas mauvaise dans le fond. Un homme s'en est par ailleurs rendu compte, un valois monté au Nord. Il se peut que, finalement, Gudrún retourne enfin là d'où elle vient.


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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 17:21
OH MY GOOOOOD OLGAAAA!
Bienvenue parmi les fous! Bien hâte de te rencontrer irp
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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 17:34
Rebienvenue Goudron
Keur sur toa et bon courage pour terminer ta fifiche ♥

Et amuse toi bien avec ce nouveau personnage

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 17:36
RE WELCOME petite aspic

Bonne chance pour cette fiche

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 17:53
Merci tout le monde

J'ai hâte de venir vous embêter avec elle

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 19:04
Déjà de nouveaux comptes? Eh bien, c'est rapide o_o

Re-bienvenue en tout cas et bons rps

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 19:08
Quand l'inspiration est là

Merci

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 19:50
RABRMBLTRFROUTCHRBLM *décède*
Salut, je bouge
Rebienvenue parmi nous, aaah toi je te réserve un p'tit lien !


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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 20:11
Omg ui je veux  

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 20:40
Rebienvenue par ici *-*
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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Dim 15 Mai - 22:59
C'est niquel pour ma part, il y a juste quelques fautes d'orthographe et de syntaxe qui subsistent mais je ne vais pas t'embêter avec ;)

Bienvenue parmi nous !
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Gudrún.
Tu es désormais validé


Félicitation ! Tu as réussi l'épreuve ultime : la présentation. Soit la bienvenue officiellement à Westeros. Afin que ton rôle ne soit pas piqué par un gueux, passe au bottin te recenser. Mais ce n'est pas terminé, car il te faut également chercher des alliances avec les autres membres du forum. Ainsi que dans un soucis de chronologie, consigner tes périphéties quêtes pour te lancer dans le jeu, ainsi que des différents types d'intrigues. Il n'est pas trop tard pour participer aux Intrigues Facultatives et aux Intrigues Dimensionnelles Puis, vu qu'on est gentil, n'oublie pas de dépenser tes 100 dragons d'or à la Boutique ou au Cristarium Rejoins nous également sur la CB ou dans le flood avant ou après avoir RP


Ton Cristarium est le suivant :
Tu es NIVEAU 4 en Armes (c'est ton arbre imposé)
Tu es NIVEAU 0 en Guérison(ton deuxième arbre mais tu es libre d'en choisir un autre)

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Lun 16 Mai - 0:02
Super, merci *w*

D'ailleurs, désolé pour le point dans mon nom, à l'inscription j'ai du le mettre parce qu'il disait nom déjà pris

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Lun 16 Mai - 0:22
Ah FA a fait des siennes xD J'aime bien ton nom avec l'accent, il est canon. Après si tu veux que je te l'enlèves, n'hésite pas à me le dire.

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Lun 16 Mai - 0:29
L'accent c'est fait exprès mais le petit point à la fin si tu pouvais le retirer s'il te plaît merci beaucoup

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Lun 16 Mai - 0:34
*est fatiguée*

j'avais même pas vu le point à la fin x) je te fais ça tout de suite ;)

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Lun 16 Mai - 20:07
Uhuhuhuhu bah re-bienvenue en retard belle femelle

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MessageSujet: Re: Gudrún ♦ Born to be Wild Lun 16 Mai - 21:22
Re-coucou! Pleins de nouveaux perso c'est trocoul

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