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TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her
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Rescensement des civils
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Bienvenue à Westeros !
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Age : 23 ans
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MessageSujet: TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her Jeu 12 Mai - 18:25

 
Tyerne Sand
White suits me, I look so... pure.




 
 


 Like disguise in angel
Avant d'entrer dans le jeu des trônes j'étais quelqu'un












Moi TYERNE SAND entre dans le jeu des trônes. Je suis âgée de 23 ANS, j'ai vu le jour à ROUGELAC dans le BIEF en 277. Mon origine sociale est BÂTARDE, l'une des 8 Aspics des Sables, fille d'Oberyn Martell, j'exerce la fonction d'EMPOISONNEUSE. Mon allégeance va à LA MAISON MARTELL. Je suis reconnue pour mes dons d'EMPOISONNEUSE ET DE MANIPULATION
Je suis CÉLIBATAIRE mais je suis attirée par les HOMMES et les FEMMES, je suis donc BISEXUELLE. On dit que je ressemble à HOLLIDAYG GRAINGER.
D'ailleurs on me reconnaît à mon air angélique, mes grands yeux bleus et mes cheveux blonds peu typiques des dorniennes, ainsi qu'à mes tenues immaculées d'apparence plutôt chaste. Mais ma beauté légendaire ne m'empêche pas d'avoir un certains caractère : Je suis raffinée, délicate, persuasive, calme et rusée mais également susceptible, rancunière, obstinée, menteuse et manipulatrice.
    (C) Fassylover
Always in my mind
Que pense votre esprit des évènements récents ?


Une alliance entre le Nord et la Maison Harloi des Iles de Fer a été signée. Qu'en pensez-vous ?

Penser ? Je ne pense pas. Je ne pense plus. Mon esprit est entièrement et uniquement tourné vers un seul but, une seule idée : la vengeance. Je ne me suis jamais préoccupée des Îles de Fer, et encore moins du Nord, et ce n'est pas maintenant que je vais commencer à m'y intéresser. Pas lorsque les plus graves et les plus odieux évènements se passent en ce moment même à la Couronne. Je ne m'inquiéterai des fer-nés que lorsque j'aurai leurs lames pointées sous ma gorge, lorsque leurs navires menaceront Lancehélion, et ne soucierai des nordiens que lorsque les corbeaux blancs de l'hiver voleront à nouveau dans le ciel de Westeros. La politique a toujours été d'un mortel ennui, et ce n'est pas une alliance entre deux traîtres opportunistes qui me feront changer d'avis. Tant que ni l'un ni l'autre ne menacent mes intérêts, ils ne restent qu'une vague rumeur à laquelle mes oreilles ne portent aucune attention.

Une rumeur circule que la Reine a une relation incestueuse avec son frère, y croyez-vous ?

Que j'y croie ou non, qu'est-ce que cela y changera-t-il ? Cersei Lannister peut bien coucher avec des chevaux que je m'en moque éperduemment, rien ne changera mon avis sur cette femme que je compte bien faire tomber et faire payer pour le rôle qu'elle a joué dans le procès qui a coûté la vie à mon père. Et le fait qu'elle puisse coucher avec son propre frère ne la fera ni descendre ni remonter dans mon estime : ayant moi-même des relations plus qu'intimes avec ma cousine Arianne Martell, je serais bien de mauvaise foi que de lui jeter la pierre. Qui plus est, les Targaryen ont régné des siècles durant en se reproduisant entre eux, et personne n'a jamais rien trouvé à y redire. Le seul intérêt résidant dans cette rumeur est le fait qu'elle pourrait bien nous aider, mes sœurs et moi, à faire tomber la reine infidèle et parjure. Après tout, ses propres enfants ne sont-ils pas blonds comme les blés, alors que les Baratheon n'ont jamais engendré qu'ombre et ébène ?

La révolte gronde à Dorne, menée par les filles bâtardes d'Oberyn Martell. Est-ce vraiment une menace à prendre au sérieux ? Qu'en pensez-vous et qui soutenez-vous ?

Bien évidemment que nous sommes à prendre au sérieux. Seul le dernier des imbéciles se risquerait à ignorer et à rire au nez des filles d'Oberyn Martell, et surtout à celui de Nymeria et d'Obara. Quant à moi… Je ne puis que vous inciter à ne pas vous méfier. Souriez donc, ignorez donc celles qui ne sont après tout que de simples femmes avides de vengeance. Votre insouciance sera votre perte, je me nourrirai, me repaitrai de chaque sourire, chaque main tendue et de chaque de vaine tentative de séduire cette douce et innocente septa du Bief pour profiter de votre faiblesse et mieux vous attirer dans mes filets. Vous serez à ma merci, à notre merci avant même de vous en rendre compte, et lorsque vous réaliserez… Il sera trop tard, bien trop tard. Car nous sommes les Aspics des Sables : aussi belles que mortelles, nous ne pardonnons pas, et surtout, nous n'échouons pas.

Quelles sont vos compétences ?

Si je suis loin de maîtriser l'art des armes et de la guerre comme le font mes aînées Nymeria et Obara, je suis cependant la seule, avec ma cousine Arianne, à avoir eu droit aux enseignements de mon père Oberyn sur l'extraction et la concotion des poisons, lors de longs après-midis que nous passions à attraper et étudier les vipères que nous attrapions sous le soleil de plom de la Roche-Panachée. Un domaine pour lequel j'ai très rapidement manifesté de réels talents, talents que j'ai déjà pu mettre au service de la famille Martell… ou dont j'ai pu me servir contre ma famille maternelle. Je suis indéniablement une empoisonneuse redoutable, et ce serait votre dernière erreur que de le nier.
Le fait d'avoir bénéficié d'une éducation à la fois bieffoise et dornienne me également donne l'avantage non négligeable de me fondre dans à peu près n'importe quel milieu : je peux aussi bien me montrer aussi prude que la dernière des septa qu'aussi extravertie et avenante que les autres membres de ma famille dornienne, faisant preuve d'une aisance naturelle en société. Si je ne suis pas férue des affres de la politique, je reste néanmoins une interlocutrice alerte et cultivée, n'hésitant pas à mettre à l'oeuvre l'éducation noble et stricte dont j'ai pu bénéficier à Rougelac. Cultivant le mystère et l'ambiguité, je me plais à arborer un masque de pureté et de chasteté apparente, jouant de mon physique pour mieux manipuler ceux dont je souhaite obtenir des informations. Discrète, patiente et rusée, je sais où et comment obtenir ce que je veux, quitte à prendre des risques, séduire et graisser des pattes pour y arriver.


I'm not an actor
Derrière l'écran c'est Solyane  


On prend les mêmes et on recommence. C'est de nouveau Solyane, traînée de force par la vilaine Nym J'ai été un peu prise de court pour mon premier jet et dépassée par mon IRL, et je m'excuse de ne pas avoir donné suite  Cette fois-ci ma fiche est complète, comme ça, pas d'ennuis ! J'ai hâte de venir vous rejoindre sur ce SUPERBE forum (magnifique MAJ)

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BY .TITANIUMWAY & SELENE


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MessageSujet: Re: TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her Jeu 12 Mai - 18:26



 


Une histoire de glace et de feu
Dessous sa peau de lys, ses vices se glissent


CHAPITRE 1

Tyerne est née de l’union fortuite et improbable de deux régions qui n’auraient jamais du se rencontrer : Dorne et le Bief n’avaient jamais été en très bons termes, et la situation entre les deux contrées ne s’arrangea guère lorsque la route du Prince Oberyn Martell de Dorne croisa celle de Septa Megara, la dernière fille de Lord Jasper Crane. Née tardivement après sa sœur Melara et ses deux frères, Vortimer et Rycherd, cette dernière déclare très jeune vouloir vouer sa vie aux Sept, malgré les réticences de son ambitieux paternel, qui voit là une potentielle nouvelle alliance avec une riche maison du Bief. Nul n’a jamais réellement su si c’était réellement la foi qui avait motivé la demande de Megara, ou si les fiançailles et les mariages imposés de ses aînés l’avaient dissuadée de s’impliquer un jour dans la vie politique de Westeros. La seule chose étant certaine est que, réelle ou non, cette foi ne résista guère aux avance et au sourire éclatant du Prince Oberyn, qui délaissa rapidement sa conquête après avoir été surpris par l’un des Septons, provoquant l’indignation de ces derniers, du Nord du Bief et surtout et avant tout de Lord Jasper Crane, qui maudit le dornien et sa progéniture.
Sûrement ne s’attendait-il pas à accueillir cette même engeance sous son propre toit. Mais lorsque Megara donna naissance neuf mois plus tard à une petite fille aux fins cheveux blonds, l’épouse de Lord Jasper insista pour que cette dernière soit accueillie et grandisse à Rougelac, arguant qu’un septuaire n’était guère l’endroit pour élever un enfant ; bravant la rancœur de son père humilié, Megara vint donc s’installer avec sa fille sur les rives du Lac Rouge, subissant sans broncher les médisances sur sa dignité souillée, elle qui s’était vue bénir par les Sept d’un enfant vivant et en bonne santé en s’épargnant les affres du mariages et de la vie conjugale.
Médisances que Tyerne encaissa avec un peu plus de difficultés, rapidement confrontée à la méchanceté dont savent faire preuve les enfants entre eux ; elle a d’ailleurs du mal à comprendre cette animosité envers elle, elle qui n’a jamais connu son père et ne réalise que vaguement ce que peut signifier son statut de bâtarde. Persécutée par ses cousins, la petite blonde vient alors se réfugier chez sa mère dont elle partage les traits et les grands yeux bleus, et l’écoute alors lui lire des passages de l’étoile à sept branches. Elle n’en comprend pas encore très bien la teneur, mais la douce voix de sa mère lui suffit à se sentir mieux et réconfortée. Calmement, posément, Megara lui explique les circonstances de sa naissance, qui elle est, et surtout qui était son père et ce que cela signifie. A nouveau, du haut de son jeune âge, Tyerne n’en comprend que peu et que ce qu’elle veut ; tout ce qu’elle retient, c’est qu’elle n’est pas comme les autres, et que ses cousins et son grand-père la détestent pour ça. Mais qu’elle était également la fille d’un Prince, quel qu’il soit et où qu’il soit. Cela faisait aussi d’elle une princesse en quelques sortes, non… ?

« Une princesse ? Tu parles ! » Railla Lysa, lui pinçant méchamment une côte.
« Une bâtarde oui. La bâtarde, c’est ce que dit maman quand elle parle d’elle. » Renifla son aînée Myrena en croisant les bras, l’air dédaigneux.
« Je suis sûre que ce ne sont que des sottises. Une bâtarde ? Oui, mais d’un palefrenier sûrement ! »

Tourmentée par ses deux cousines, qui avait pris la petite en grippe dès qu’elles avaient été en âge de percevoir le mépris de leurs propres parents à son égard, Tyerne se contenta de baisser la tête, haussant les épaules d’un air indifférent.
« Ignore-les. » Lui avait doucement soufflé sa mère alors qu’elle était venue se réfugier dans ses bras. « Laisse leur mépris glisser sur ton indifférence. Elles te détestent parce qu’elles ont peur. Et elles ont peur parce qu’elles ne te connaissent pas. L’inconnu effraie toujours les gens. »

Megara avait glissé un doigt sous son menton, relevant le visage mouillé de larmes de sa fille pour plonger ses yeux clairs dans les siens.

« Montre-leur qui tu es Tyerne. Sois plus forte, plus intelligente, plus rusée qu’elles. Ne leur donne pas une seule occasion de t’atteindre. Et un jour, tu pourras le leur rendre au centuple. »

Alors Tyerne demeure muette face aux critiques, les laissant glisser sur elle comme des gouttes d’eau sur une paroi de verre. Et elle jette un regard de détresse à Axel, cherchant un soutien dans le mutisme de son cousin, qui se redresse légèrement.

« Maman dit que si elle ne devient pas trop vilaine en grandissant, notre grand-père pourra peut-être la donner en mariage à un de ses chevaliers. C’est déjà plus que ce qu’une bâtarde mérite ! » Renchérit Myrena.
« Elle pourra toujours devenir Septa. » Trancha Axel, s’avançant au milieu des deux harpies. « Cela lui permettra de laver un peu son honneur, sauf si elle finit comme sa mère… »

Debout au milieu des gloussements de ses deux sœurs, Axel toisa la jeune fille, qui se contenta de lui couler un regard duquel elle s’efforçait de ne pas laisser percer ses larmes, le fixant silencieusement. Les mains sur les hanches, ce dernier la dévisagea, avant de lâcher,

«Tu es pourtant jolie. J’aurais pu t’épouser cousine, si mon père avait accepté. Quel dommage que tu ne sois qu’une bâtarde. »

Doucement, Tyerne sourit tristement, hochant la tête aux paroles d’Axel. Et serra les poings, tâchant de contenir sa colère. Elle ne voulait pas devenir Septa, ni épouser un chevalier. Elle était la fille d’Oberyn Martell, Prince de Dorne, et peut-être qu’un jour son père viendrait enfin la chercher et l’emmener loin de Rougelac. Il était tout sauf un vulgaire palefrenier.
CHAPITRE 2

« Arianne ? Arianne ! »

La voix enfantine de Tyerne résonna au sein des Jardins Aquatiques, se répercutant contre les murs de pierre vive et chaude en un écho insistant, auquel seul le clapotis paisible de l’eau des bassins répondit.

« Arianne, où es-tu ? »

Une silhouette de voiles transparents et de tissus vaporeux apparut subitement au détour d’un bosquet, une cascade de boucles blondes soulignant le regard azur qui semblait chercher désespérément au milieu des jardins verdoyants.

« Arianne ! Cesse donc de te cacher, tante Mellario nous cherche ! C’est l’heure de notre leçon de danse ! »

Elle avait prononcé ces mots avec désespoir, comme à la fois rebutée par l’idée et paniquée d’imaginer Arianne perdue et les représailles qui pouvaient en suivre. Néanmoins, un rire mutin, fusant entre deux parterres de fleurs, dissipa son appréhension tandis qu’elle se ruait vers la cachette de la princesse qui pouffait, éclatant à son tour de rire :

« Chercherais-tu à nous faire punir toutes les deux ? La danse m’ennuie tout autant que toi tu sais, mais elle insiste. » Grimaça-t-elle, esquissant un sourire navré à l’intention de sa cousine qui paraissait tout aussi désespérée qu’elle. « Mais père a promis de m’apprendre à monter à cheval si j’obéissais à Lady Mellario et si j’apprenais bien mes leçons, je suis sûre qu’il pourra t’apprendre aussi ! J’ai vu Nymeria galoper hier, elle a tellement de chance… » Soupira la tête blonde, ses lèvres ourlées se plissant en une moue boudeuse.

« Je suis sûre que tu monteras bientôt aussi bien qu’elle, et même mieux encore cousine ! » Assura Arianne d’un sourire digne de la princesse qu’elle était, alors qu’elle se relevait en époussetant sa robe. « Viens vite, si mère attend plus longtemps elle sera folle de rage. » Grimaça-t-elle à son tour avant de tendre la main à sa comparse, qui se redressa à son tour avant de courir en riant vers le palais, suivie de près par la princesse de Dorne.

Tyerne n’avait que six ans lorsque son père demanda expressément à ce qu’elle soit envoyée à Dorne afin que son éducation y soit faite ; si la jeune bâtarde ne comprit pas à l’époque pourquoi on cherchait ainsi à la séparer de la douceur de sa mère pour l’envoyer dans une région que sa famille ne portait guère dans son cœur chez un géniteur qu’elle ne connaissait pas, elle apprit très vite à aimer, à adorer le pays des sables et ses habitants. Elle n’avait jamais été chez elle, à Rougelac. Tous la regardaient de haut et de travers, tous, même son cousin Axel avec lequel elle partageait tous ses jeux. A Lancehélion, où elle fut accueillie chaleureusement, puis aux Jardins Aquatiques, où elle fut envoyée pour parfaire son éducation, tous la considéraient et la traitaient comme ce qu’elle était réellement : la fille d’un Prince de Dorne, et non pas la vulgaire bâtarde d’une Septa déshonorée. A Dorne, Tyerne découvrit ce qu’impliquait réellement le sens du mot « famille ». Et à partir de ce jour, envers et contre tout, la jeune fille voua un amour et une fidélité sans failles à son père, ce père qui, en dépit de toute absence d’obligation, tint à l’accueillir parmi eux et à assurer son éducation, à l’aimer, comme il l’avait fait pour ses sœurs aînées dont elle fit la connaissance avec ravissement.

Obara l’effrayait un peu, avec ses grandes mains et ses cinq années d’écart, mais elle se montra très gentille à son égard, et Tyerne apprit rapidement à l’apprécier, même si elle redoutait parfois ses sautes d’humeur qu’elle ne comprenait pas ; en revanche, lorsqu’on lui présenta Nymeria, qui n’avait qu’un an et demi de plus qu’elle, la petite blonde se sentit immédiatement prise d’affection et d’admiration pour cette aînée au caractère déjà si fort et si assuré. Une bâtarde, comme elle, et pourtant la jeune bieffoise se sent si petite et si intimidée en sa présence, si bien qu’elle se contente, pendant des années, de l’admirer de loin, freinée une certaine timidité et un statut qui lui aura longtemps été reproché pendant sa prime enfance à Rougelac.
Et puis il y a Arianne, sa cousine ; Arianne, la future Princesse régente de Dorne, qui pourtant n’hésite pas un instant à tendre la main à celle qui n’est pourtant qu’une bâtarde, probablement trop heureuse de s’être trouvé une compagne de jeu de son âge. Très vite, les deux enfants deviennent liées comme les doigts de la main, partageant tout, joies, peines, éducation et punition : les jeunes filles sont éduquées ensemble et se voient dispenser la même éducation, Arianne écopant en plus des responsabilités et des leçons incombant à son devoir de future souveraine de Dorne. Libérée du fardeau que peut représenter un jugement trop hâtif et un regard lourd d’apriori quant à un statut de bâtarde qu’elle n’avait jusque là jamais considéré comme positif, Tyerne découvre, notamment grâce à la politique plus libérée de Dorne à ce sujet et aux obligations princières d’Arianne auxquelles elle échappe, l’avantage que peut représenter le fait d’être née des amours libres d’un prince de Dorne. Et se décide, quelques années plus tard après son arrivée aux Jardins Aquatiques, à porter fièrement le nom de Sand. Après tout, bâtarde ou pas, elle serait toujours de sang royal, contrairement à ses cousins du Bief qui l’avait toujours méprisée.

Et Tyerne apprend, qu’au-delà des rumeurs, elle est la seule maîtresse de sa réputation. Et que cette dernière peut se révéler toute aussi dangereuse que le poison dont elle apprend à maîtriser les secrets aux côtés de son père et d’Arianne, qui leur montre comment extraire le venin des vipères qu’ils capturent à Roche Panachée. Un instrument mortel qu’elle compte bien utiliser à escient pour se venger de ceux qui n’avaient jamais su l’accepter parmi eux et qui avaient tant malmené sa mère et sa réputation. Aux confins de Dorne, entre la chaleur des montagnes brûlantes et la douceur des jardins aquatiques, Tyerne apprenait, lentement, sûrement, à se servir de son image et de son apparence. Chaque jour qui passe la voit grandir et s’embellir, curieux et pâle écho à côté de ses sœurs et de sa cousine dont elle ne partage ni la peau d’ambre ni les cheveux de jais ; mirage blond parmi les sables, la jeune Aspic prend peu à peu conscience du pouvoir que lui confèrent son visage d’ange et ses grands yeux bleus, sa voix douce et ses manières délicates. Face au caractère bien trempé d’Obara et de Nymeria, ou des éclats de colère d’Arianne, qui, bien que rares, semblaient résonner dans les moindres recoins de Lancéhelion, ses gestes éthérés et son apparente délicatesse lui conféraient une réputation plus que positive au sein même de Dorne ; sage, paisible, cultivée, Tyerne s’intéresse à tout ce qui l’entoure avec cette curiosité envers le monde dont font preuve les gens à l’intelligence vive, faisant preuve d’un grand intérêt lors de ses leçons d’histoire, de géographie et de politique en compagnie d’Arianne. Et semble plus passionnée de chant, de danse et de broderie, ses longs doigts fins maniant l’aiguille de la même façon que Nymeria manie le poignard ou Obara la lance. Les arts de la guerre ne semblent éveiller que peu d’intérêt en elle, comme si sa douceur prenait le dessus sur ses penchants belliqueux. Ou qu’elle était trop rusée pour se risquer à déclencher un conflit ouvert, durant lequel elle sait qu’elle n’aura probablement pas le dessus. Car Tyerne est loin d’être aussi forte, aussi habile, aussi rapide que Nymeria et Obara avec leurs armes ; son agilité, sa force à elle, ce sont sa ruse, son intelligence. Vive, manipulatrice, la jeune Sand réalise bien vite à Dorne que apparence chaste et innocente, elle qui si pieuse se rend tous les matins au Septuaire pour prier les Sept comme elle a si souvent vu sa mère le faire pendant sa tendre enfance, lui confèrent un avantage et une longueur d’avance contre quiconque s’opposerait à elle ou à sa famille : car après tout, qui oserait remettre en question la réputation de la douce fille d’Oberyn Martell et se douter qu’un jour ses délicates mains blanches aient pu se faire distillatrices d’un poison bien plus mortel que les lames de ses sœurs ?
CHAPITRE 3

Les années passes dans l’opulente chaleur de Dorne s’écoulent comme des grains de sable entre ses mains blanches, plus vite et plus nombreuses qu’elle ne pourrait les compter ; le Bief n’est plus qu’un lointain souvenir, le visage de sa mère un vague écho, une réminiscence flottant parfois devant ses yeux fermés lorsqu’elle s’allonge entre ses draperies de soie le soir, en compagnie d’Arianne. Arianne, qu’elle considère comme une sœur au même titre que Obara, Nymeria, Sarella, Elia, Obella, Dorea et Loreza, peut-être même plus encore : Arianne est sa cousine, sa sœur, son amie, sa confidente, le soutien qu’elle n’a jamais eu durant ses jeunes années au Bief. Et occasionnellement, son amante. C’est avec elle que Tyerne expérimentes ses premières fois. Ses premiers émois, ses premiers ébats. Ses premières ivresses. Découvrant avec ravissement et fascination que le vin peut se révéler le plus doux des poisons et délie parfois bien des langues. Même si elles n’ont de secrets l’une pour l’autre : elles partagent tout, ou presque.

Leur première discorde survient en la personne de Daemon Sand, le jeune et beau bâtard de la Gracedieu : c’est avec lui et lui seul qu’Arianne perd sa virginité, au détriment de Tyerne qui, frustrée de se retrouver ainsi délaissée, finit par se lier d’amitié avec lady Allyrion, la sœur cadette de Daemon, ravie de trouver en la jeune fille une certaine insouciance que l’on retrouve chez ces gens délaissé de tout poids ou héritage royal. Ainsi qu’un certain caractère bien trempé, qui n’est pas sans lui rappeler celui de sa cousine. La jeune blonde se rapproche également de sa sœur aînée, Nymeria, qui lui paraît bien moins inaccessible et impressionnante, quelques années plus tard : rapidement, une réelle entente et confiance se noue entre les deux sœurs déjà pourtant très liées, et c’est Nymeria qui l’enjoint à se détacher quelques peu d’Arianne, temporairement, le temps de se faire ses propres expériences. En échange, Tyerne l’initie à l’art des poisons, apprenant à son aînée comment enduire sa lame de venin afin de rendre cette dernière encore plus mortelle.

Quelques temps plus tard, Tyerne perd à son tour sa virginité dans les bras d’un jeune dornien de deux ans son aîné, dont elle sentait depuis plusieurs jours déjà les beaux yeux de jade ne pas la quitter des yeux lorsqu’elle dansait le soir en compagnie d’Arianne, dans les Jardins Aquatiques. Leur liaison n’est qu’éphémère, mais suffit à initier la jeune Aspic aux plaisirs charnels, qu’elle explorera par la suite en compagnie de sa cousine, lassée de la possessivité et de l’impatience du bâtard de la Gracedieu.

La vie à Dorne est douce et paisible, s’écoulant dans une chaude torpeur à peine troublée par les caprices de Nymeria et les éclats de colère d’Arianne : pour des broutilles, bien souvent ; néanmoins, cet après-midi là, alors que les éclats de voix de la princesse Martell retentissent dans Lancehélion, la colère de sa cousine semble bel et bien justifiée.

« Lord Walder Frey ? »

La jeune Sand répéta les mots de sa cousine d’une voix calme mais dans laquelle transparaissait clairement son étonnement ; étonnement qui sembla mettre Arianne davantage hors d’elle, si cela était encore possible :

« LORD WALDER FREY ! »

La dornienne avait hurlé, projetant un vase de métal précieux contre le mur de pierres chaudes contre lequel ce dernier rebondit dans un cliquètement métallique avant de s’échouer avec fracas sur le sol.

« Me prendrait-il pour une idiote ? Comment ose-t-il me faire pareille insulte ? Comment peut-il croire un seul instant que j’accepterais, moi, son héritière, la future régente de Dorne, d’épouser ce vieillard lubrique ! »

Habituée aux éclats de sa cousine, Tyerne l’avait laissée fulminer en silence, droite et impassible dans un coin de la chambre qu’Arianne s’activait à retourner, passant ses nerfs sur le mobilier jusqu’à ce qu’enfin elle ne s’affaisse, les épaules tremblantes. Epaules que Tyerne alla enserrer de ses mains, se serrant contre le dos d’Arianne qu’elle berça doucement contre elle, tandis que cette dernière proférait des insultes et des marmonnements mêlés quant à une soi-disant conspiration visant à la spolier du trône. La main de la jeune blonde alla se perdre dans les boucles sombres et parfumées d’Arianne, qu’elle caressa jusqu’à ce que cette dernière ne finisse par pousser un lourd soupir, se laissant aller aux caresses de la sœur qu’elle n’avait jamais eue.

« Ma pauvre, pauvre Arianne… » Murmura-t-elle d’une voix peinée à son oreille, bien que mêlée d’un certain amusement ; si elle comprenait et compatissait sincèrement au désarroi de la princesse, la jeune Aspic ne pouvait s’empêcher d’éprouver un semblant d’hilarité –probablement nerveuse- face à la situation : Walder Frey, Hugh Grandison, Gyles Rosby… La liste des prétendants proposés par le prince Doran était ridiculement invraisemblable, si bien que la jeune Sand ne pouvait s’empêcher de croire que ces partis qu’Arianne ne pouvaient rejeter cachaient autre chose. Fronçant ses sourcils clairs, Tyerne écarta une mèche de jais de la joue de la dornienne, sur laquelle elle déposa un baiser avant de déclarer :

« Il est bien évident que nous ne pouvons compter sur ton père pour te trouver un parti à la hauteur de ton rang. Et je crois qu’il est grand temps que d’autres cessent de décider du destin de la princesse de Dorne à sa place. Pourquoi ne t’y atèles-tu donc pas toi-même ? »

La question, en apparence innocente, était néanmoins lourde de sens et de sous-entendus ; un regard silencieux et entendu suffit à mettre d’accord les deux dorniennes, qui, quelques temps plus tard, quittèrent secrètement Lancehélion pour prendre la route du Bief dans l’espoir de rencontrer Willos Tyrell, héritier de Hautjardin et dont la réputation n’avait pas laissée Arianne insensible.

Leur escapade est néanmoins de courte durée : alerté par la disparition de sa fille et de sa comparse, le prince Doran, suspectant leur dernière altercation comme responsable de la fugue d’Arianne, envoie sa garde récupérer les deux fuyardes. C’est finalement Oberyn, ayant également appris le départ de Tyerne, qui les rattrape aux alentours du Vaith et les ramène à la capitale. Pour la première fois en presque dix ans, Tyerne lit la colère et la déception de son père. Ce jour-là, elle se jure que plus jamais elle ne décèlera pareil émotion à son égard dans le regard sombre du prince Martell.
Et lorsqu’il la renvoie temporairement au Bief pour qu’elle réalise sa chance d’avoir pu vivre à Dorne avec eux et lui apprendre à ne pas désobéir aux ordres du prince régent, la jeune Aspic sent son monde s’effondrer sous ses pieds : séparée d’Arianne, de ses sœurs, de son père pour être envoyée parmi ceux qui n’avaient de famille que le nom et qui ne se souvenaient probablement plus d’elle, trop heureux de s’être débarrassés de cette bâtarde indésirable. Sur la route qui l’emmène à Rougelac, Tyerne dépérit, se fane à vue d’œil, malade d’angoisse à l’idée de revenir parmi ceux qui n’avaient jamais souhaité son existence, déstabilisée, perdue, elle qui avait toujours été maîtresse de ses émotions et de ses choix ; dans le Bief, elle n’était désormais rien de plus qu’une bâtarde, et elle venait même à douter de la joie de sa mère à la revoir, elle qui lui écrivait pourtant si souvent.
Pourtant, c’est la tête haute qu’elle arrive dans la demeure des Crane, malgré son appréhension : elle est la fille d’Oberyn Martell, et elle ne leur laissera pas le plaisir de se repaître de son désarroi.
CHAPITRE 4

Elle avait été accueillie à Rougelac dans une atmosphère étrange, à la fois mêlée de dédain, de rancœur et de curiosité : si son grand-père, Lord Jasper Crane, s’était ouvertement positionné contre la venue de cette bâtarde des sables dans sa demeure, il n’avait prit le risque de contrarier le prince de Dorne et avait consenti en maugréant à loger la jeune Aspic, qui pour la première fois depuis dix ans, remettait les pieds là où elle avait grandit. Tout avait tellement changé. D’autres enfants, d’autres cousins, tant de cris et de rires dans une demeure qui lui avait laissé un souvenir si sinistre, ce qui n’avait pu l’empêcher d’esquisser un sourire amer. Qui avait disparu à l’instant même où on lui annonça le décès de sa cousine Myrena qui l’avait tant martyrisée dans son enfance, décédée d’une violente fièvre suite à un accouchement à l’issue fâcheuse. Et bien qu’elle ne fut pour rien dans ce tragique évènement qui fit naître en elle une satisfaction presque honteuse, Tyerne sentit un regard lourd de reproches posé sur ses épaules à l’annonce de cette nouvelle. Myrena à peine morte, la voilà remplacée par une bâtarde à la présence indésirable et qui n’avait nulle valeur politique. Tout juste bonne à épouser un forgeron.

Megara était également là. Aussi belle, aussi douce que dans ses souvenirs, comme si le temps ne semblait qu’avoir à peine peu prise sur elle, ne faisant que l’embellir davantage ; là, serrée contre la poitrine de sa mère et entre ses bras rassurants, Tyerne se sentit à nouveau un peu chez elle. Et comme pour la conforter dans cette pensée, l’attitude de Lysa et d’Axel à son égard avait changée du tout au tout : marquée par la mort de son aînée, Lysa s’était recluse dans une attitude de mutisme et d’angoisse, terrifiée par l’approche de son futur mariage et à l’idée de subir le même sort que sa sœur. Quant à Axel… Le gamin malingre et railleur de son enfance avait fait place à un jeune homme robuste et solide, au charme assuré et dont les yeux sombres rivés sur elle laissent entrapercevoir de toutes autres pensées que celles qu’il lui avait jadis craché au visage. Une attitude qui n’échappe pas à Tyerne, mais qu’il dissimule néanmoins sous de paroles aigres douces, titillant la jeune Aspic sur ses origines douteuses, appuyant son grand-père et son oncle lorsqu’à table, ces derniers critiquent ouvertement Megara et son incartade passée, tandis que la septa demeure sereine, essuyant les remarques avec un calme religieux. Sous la table, Tyerne serre les poings, s’efforçant garder son visage et son masque de jeune fille douce et bien élevée. Mais elle n’oublie pas. Elle retient chaque insulte, chaque remarque, qui résonnent dans sa tête lorsqu’elle offre un sourire délicat à son cousin qui rôde autour d’elle d’un pas félin, feignant de ne pas remarquer son attitude, jouant les innocentes et priant chaque jour au septuaire avec sa mère. Elle ne peut s’autoriser le moindre faux-pas. Elle doit se montrer plus forte, plus digne, plus intelligente, comme Megara qui est bien au-delà des critiques de son paternel, Lord Jasper. Son heure viendra.

Pendant presque un an durant, la comédie dure ; polie, diligente, courtoise, discrète, Tyerne joue les filles, les nièces et les petites-filles parfaites, comme si elle cherchait à convaincre sa famille maternelle de sa valeur, à trouver quelque reconnaissance à leurs yeux : son attitude irréprochable finit par payer, les remarques et les critiques s’estompant au fil des lunes, comme si, bientôt, sa présence n’était devenue pas plus gênante qu’un vague caillou dans la chaussure, ne blessant que lorsque celui-ci s’agite. Seul Axel persiste à arborer une attitude infecte à son égard, ne manquant pas d’une occasion pour la rabaisser en public, pour mieux souffler le chaud dans l’intimité de leurs conversations dans les jardins au bord du lac rouge. En apparence désarçonnée par le comportement de son cousin dont elle s’amuse en secret, Tyerne encaisse en silence, continuant à endosser ce rôle de jeune fille prude et innocente qui lui sied si bien. Laissant croire au jeune et orgueilleux Crane qu’il possède le dessus sur elle, tandis que dans l’ombre, la blonde Aspic tire les ficelles d’une machination dont elle met peu à peu en place les rouages.

______

« Elle semble douce et aimable. Je suis sûre qu’elle fera une bonne épouse. »

Elle avait soufflé ces mots d’une voix qui se voulait réconfortante, mais dans laquelle transparaissait –volontairement- une certaine hésitation qui trahissait ses réels sentiments quant à la question. Sentiments que partageait sans nul doute Axel, qui d’un geste rageur, balaya d’un revers de la main la coupe de vin posée sur le guéridon.

« Il est hors de question que j’épouse ce laideron ! Père se moque-t-il de moi ? Caswell ou pas, je n’épouserai pas cette écervelée ! Comment a-t-il pu ? « Un peu d’embonpoint ? » Une grosse vache obèse oui ! »

De marbre face à la colère de son cousin, Tyerne resta silencieuse, se tenant immobile près de la porte par laquelle Lady Caswell s’était éclipsée l’instant d’avant en compagnie de ses suivantes, au terme d’une présentation officielle qui ne semblait avoir malheureusement ravi que l’aînée et peu avenante fille de Lord Caswell. Fulminant, Axel finit par s’affaisser, appuyant les paumes de ses mains sur le guéridon malmené, expirant bruyamment tandis que ses épaules se soulevaient à un rythme saccadé qui trahissait l’émotion qui l’agitait encore. Au bout de quelques instants, la jeune Aspic s’avança, risquant une main douce et timide sur le bras de son cousin, comme peinée par son émoi et sa déception qu’elle ne comprenait que trop bien : les Caswell avaient beau être une famille riche et influente, n’importe qui aurait rebroussé chemin face à Lady Caswell, qui semblait apparemment plus fervente de pâtisseries que de danse.

« Peut-être que sa stature s’améliorera au fil des années et de l’enfantement. Je suis certaine qu’elle vous donnera des enfants vifs et vigoureux. N’est-ce pas là ce que vous désirez ? »

Ses doigts longs et fins vinrent effleurer le tissu recouvrant l’épaule de son cousin dans une caresse se voulant innocente et réconfortante, la douce voix de Tyerne se voulant teintée d’une pointe d’interrogation et de compassion : sous sa main, elle sentit les muscles d’Axel se contracter, tandis que ce dernier laissa échapper d’entre ses dents serrées :

« Non. »

Sa réponse brusque et catégorique, soufflée d’une voix rauque, arrêta momentanément le geste de Tyerne qui se figea, comme si elle ne comprenait pas la situation ; presque simultanément, la main de son cousin vint se poser sur la sienne, enserrant ses doigts blancs entre les siens dans une étreinte presque brutale et tremblante, alors qu’il se retournait pour lui faire face :

« Non… » Répéta-t-il, ses yeux gris allant se fixer dans ceux, perdus et anxieux, de la jeune blonde, qui demeurait immobile, le dévisageant d’un air interrogateur. « La seule chose que je désire, c’est toi. »

Interloquée, Tyerne demeura immobile, essayant d’assimiler l’évidence qui s’imposait à elle lorsque les lèvres brûlantes du jeune homme vinrent se poser sur les siennes, entrouvertes sous l’effet de la surprise, qu’il captura dans un baiser passionné. Ses mains, elles, se saisirent de sa taille, enserrant ses hanches fines entre ses doigts empressés qui tentèrent de se frayer un chemin sous le tissu lourd de sa robe claire.

« Axel… » Laissa-t-elle échapper dans un souffle lorsqu’il desserra son étreinte à laquelle elle ne tenta cependant pas de se soustraire. « Je ne crois pas que… » Balbutia-t-elle, faussement tremblante, avant que son cousin ne coupe court à ses interrogations en s’emparent à nouveau de ses lèvres, lui arrachant un gémissement se voulant à la fois plaintif et passionné.

En son for intérieur, Tyerne jubilait, alors que les mains de son aîné se faisaient plus pressantes sous les pans de sa robe si chaste : elle avait gagné ; s’efforçant de réprimer le sourire triomphant qui menaçait d’étirer ses lèvres closes alors qu’Axel la plaquait fiévreusement contre elle, celles-ci laissèrent néanmoins échapper un soupir lascif qui n’était pas si feint que cela.

Ce fut une suivante de Lady Caswell, venue chercher quelque affaire oubliée, qui les surprit et fit éclater le scandale au grand jour : son cri d’étonnement et d’indignation donna l’alerte au sein de Rougelac, malgré les efforts d’Axel pour tenter de la faire taire ; Tyerne, elle, adopta une posture honteuse et contrite, demeurant muette face à l’émoi provoqué mais ne niant pas les accusations portées à son encontre. Se contentant d’affirmer qu’elle n’avait pas réalisé la gravité de la situation, qu’elle n’avait pas saisi l’ampleur de la passion de son cousin et jusqu’où celle-ci avait pu le mener, elle qui n’avait fait que lui porter une affection chaste et sincère jusqu’ici.

Outré par l’attitude de son futur gendre et que l’on puisse préférer une bâtarde de Dorne à sa noble fille, si ingrat son physique soit-il, Lord Caswell rompit les fiançailles dans un grand fracas, au grand désespoir de Lord Rycherd Crane mais surtout de Lord Jasper Crane, qui, humilié et furieux de voir une telle alliance lui glisser entre les doigts, entra dans une colère noire. Hurlant que Dorne n’avait déjà que trop souillé la réputation de sa maison, il ordonna que l’Aspic y soit renvoyée et déclara qu’il était hors de question que cette dernière approche à nouveau son petit-fils et mette davantage à mal l’image de sa famille.

Le blâme retomba également sur Megara, qui, bien qu’innocente dans l’affaire et non responsable de l’attitude de sa fille, fut à nouveau le réceptacle de la fureur de Lord Jasper, qui ne semblait nullement calmé par la décennie de chasteté et le comportement irréprochable de sa dernière-née dont il n’avait toujours pas digéré l’affront. Mortifiée de voir sa mère ainsi tenue pour responsable de ce qui n’était qu’une partie des représailles quant à ce qu’elle et Tyerne avaient subi depuis sa naissance, la jeune bâtarde décida alors de mettre un terme définitif à la tyrannie et à la rancœur de son grand-père, nullement désireuse de se voir refuser l’accès à sa demeure maternelle pour une faute que son cousin avait commise, même si elle avait elle-même orchestré cette chute des années durant. Une lune plus tard, Lord Jasper Crane rendit enfin son dernier soupir après des jours de lente et douloureuse agonie, empoisonné par ses propres sécrétions. Au vu et au su de son âge plus qu’avancé, rares furent ceux qui s’étonnèrent de ce brusque et violent déclin, et ceux qui le firent n’en furent que peu émus, plaisantant quant au fait que le caractère infect du vieux Lord avait finit par l’empoisonner de l’intérieur.

Personne ne soupçonna jamais la sage et innocente fille de Septa Megara, qui avait affiché une mine de circonstances à l’enterrement de son grand-père, mortifiée par le décès de ce dernier et par le scandale dont elle était à l’origine et qui avait, elle l’était sûre, « coûté la vie à son cher grand-père » et l’assurait les yeux embués de larmes et de chagrin à qui voulait bien l’entendre. D’un accord commun avec cette dernière et sa mère, son oncle et sa tante renvoyèrent la jeune bâtarde à Dorne, cherchant avant tout à l’éloigner temporairement de son cousin afin que le scandale retombe.

Et à son grand étonnement, une fois sur le chemin du retour, Tyerne ressentit une étrange frustration quant au souvenir de cette étreinte avortée,
Axel peinerait à trouver une épouse au rang aussi convenable que Lady Rowan, si indésirable soit-elle ; après le scandale qui avait entaché la réputation de la famille Crane plus de dix ans auparavant lorsque Megara s’était laissée séduire par un prince de Dorne, la fille de cette dernière se retrouvait au cœur d’un nouvel éclat, prise dans les bras de son propre cousin. Son grand-père et sa cousine morts, ses oncles et tantes humiliés et sa mère vengée, Tyerne pouvait s’en retourner la tête haute à Dorne, là elle retrouverait l’honneur qui lui était dû et sa réelle famille. Ils lui manquaient. Ici plus rien ne l’attendait, à part assister à la chute d’une maison qui ne lui avait jamais réellement ouvert ses portes. Qu’importait à présent. Elle était une Sand, et cela était bien plus plaisant que de porter le nom de Crane.
CHAPITRE 5

Elle n’avait pas remis les pieds à Rougelac depuis ce jour, ni dans le Bief ; comme effrayée par ce qui pouvait bien l’attendre là-bas si elle y retournait, et peut-être bien plus troublée qu’elle ne voulait l’admettre par ce qu’elle avait ressenti dans les bras d’Axel, la jeune Sand avait finit par couper court à sa correspondance avec ce dernier, qui la supplie par lettres tantôt courtoises, tantôt enflammées, de le rejoindre dans le Bief. Chose à laquelle Tyerne se refuse catégoriquement, oubliant ses émotions et savourant sa vengeance dans les bras d’un jeune dornien qu’elle partage avec Arianne. Lancehélion lui avait manqué.

La victoire est néanmoins complète lorsqu’elle reçoit, quelques mois plus tard, un corbeau d’Axel lui annonçant ses fiançailles avec Lady Houëtt, l’une des nombreuses filles du Seigneur de Bouclier-de-Chêne. Loin d’être le meilleur des partis. Lysa, quant à elle, peine à enfanter, sa dernière grossesse s’étant à ce que l’on dit soldée par la mise au monde d’un enfant mort-né et soi-disant difforme. Comme si les Sept s’acharnaient sur eux, malgré (ou à cause ?) les prières de Septa Megara. Qui l’enjoint également de se joindre à eux pour la cérémonie, arguant que son oncle et sa tante ne pourront s’opposer à sa venue sous peine de froisser le prince de Dorne, et qu’elle se languissait d’elle. Un an après son départ du Lac Rouge, Tyerne s’y rend à nouveau, invité peu désirée d’un mariage peu reluisant. Le dépit sur le visage de son oncle et d’Axel est visible, et la blonde dornienne sourit intérieurement, repensant aux médisances de jadis de son cousin et de ses sœurs afin de se rasséréner. Tout cela n’était que mérité ; à ses côtés, sa mère lui tient doucement la main, comme ignorante des actes de sa fille dont elle caresse tendrement les longs cheveux blonds. Tout sourire et pleine de bienséance et d’amabilité mêlées, Tyerne présente timidement ses vœux de bonheur à Axel et à sa toute nouvelle épouse, une petite brune à peine sortie de l’enfance, que son père avait du se hâter de marier à peine avait-elle saigné, et qui dévisageait son mari avec une appréhension palpable.

Le soir même, ce dernier se rend dans ses appartements, la surprenant en pleine prière aux Sept ; l’émoi de sa douce et innocente cousine est palpable, et pourtant elle ne se dérobe pas à ses caresses lorsque ses mains fébriles viennent à nouveau se poser sur son corps, à peine voilé par une longue et fine robe de nuit blanche, ce corps auquel il n’a cessé de rêver et de désirer pendant cette année d’absence. La nouvelle Lady Crane dort dans le lit conjugal, épuisée. Ce soir-là, ce n’est pas l’innocence de sa femme qu’il veut prendre. Après un semblant de protestations apeurées, plus par formalité qu’autre chose, Tyerne se donne enfin à lui, timidement, naïvement. Offrant sa première fois et sa virginité à son cousin, qui, jubilant, trouve là une consolation à son mariage de petite fortune, croyant son emprise désormais totale sur cette petite bâtarde qu’il méprise mais qu’il désire terriblement. Une fois ce dernier endormi, Tyerne s’entaille légèrement la peau avec l’une des lames qu’elle garde toujours sur elle ou à portée de main, tâchant ses draps blancs d’un sang tout sauf virginal. Riant de la crédulité de son cousin et savourant son envie enfin assouvie.
Elle partagera plusieurs fois sa couche encore, au détriment et à l’insu de son épouse, se donnant à lui sans aucune retenue, se laissant persuader qu’il n’aime qu’elle, qu’il la désire plus que tout et qu’un jour elle sera sa femme et portera ses enfants. Et Tyerne joue les ingénues, se laissant porter par les belles paroles de son cousin avant de disparaître du jour au lendemain, une fois les festivités terminées. Laissant Axel seul à son mariage à sa jeune et niaise épouse, avec pour seul souvenir son odeur sur les draps.

Et à nouveau, à Dorne, les années s’écoulent sans le moindre incident. Tyerne oublie bien vite Axel, distraite par les nuits animées aux Jardins Aquatiques en compagnie d’Arianne et de ses sœurs. L’alcool coule à flots, Tyerne s’enivre, se laisse vivre, insouciante, sereine, pour la première fois depuis des années. Sa mère lui manque, un peu : comme un souvenir, une dette envers elle, elle prie tous les jours, poursuivant son éducation religieuse après des septas du palais, peaufinant son image de jeune enfant lisse et bien élevée. Sans éclats, sans accrocs. Elle est la plus sage des huit enfants, même Loreza, la dernière née, paraît plus agitée qu’elle du haut de ses sept ans, elle qui est pourtant si bien élevée. Mais les apparences sont trompeuses, et Tyerne les manipule à sa guise : ces dernières années passées à l’ombre calme de Lancehélion et des Jardins Aquatiques, bercée par les projets d’Arianne, les manigances de Nymeria et les enseignements de son père ne semblent l’avoir rendue que rusée, plus séduisante, plus dangereuse. Manipulatrice, traîtresse, la blonde Aspic mène son jeu comme une partie de cyvosse, ménageant et déplaçant chaque pièce avec une précaution et une minutie parfaitement contrôlée, de la même façon qu’elle distribue de chaleureux sourires et qu’elle administre ses poisons mortels.

Mais une telle insouciance ne pouvait que se finir dans les larmes et la brutalité : la nouvelle leur était parvenue par corbeau depuis Port-Réal, et avait plongé Lancehélion dans un silence inhabituel, lourd de stupeur et de douleur. Le prince Oberyn Martell, ce père qu'elle avait tant admiré, tant chéri et pour qui elle aurait tout donné, était mort assassiné, abattu par le monstre même qui avait si ignominieusement ôté la vie à cette tante qu'elle n'avait connue mais dont on lui avait tant parlé, la princesse Elia Martell. Gregor Clegane. Un nom derrière lequel planait l'ombre et la main des Lannister, pour qui elle n'avait jamais éprouvé que dégoût et mépris. Mais ce jour là, lorsque la nouvelle parvint jusqu'aux oreilles et au cœur déchiré de Tyerne, ce ne fut pas de l'aversion qu'elle ressentit, mais de la haine, de la haine pure et dure, cette rage folle qui vous aveugle et vous cloue sur place, et qui l'avait laissée muette, muette de douleur et de souffrance.

Elle s'en était allée le lendemain même, accompagnée de Nymeria et d'Obara, malgré les supplications et les recommandations d'Ellaria de ne rien tenter, de ne pas s'opposer à la couronne : déterminée à venger la mort et l'honneur de son père, ce père à qui elle devait tout, la jeune Aspic compte bien faire payer chaque responsable, dusse-t-elle y laisser sa propre vie.


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MessageSujet: Re: TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her Jeu 12 Mai - 19:39
MA SOEUR

Rebienvenue ♥♥♥

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MessageSujet: Re: TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her Jeu 12 Mai - 19:46
ALOHA
REBIENVENUE

J'aime beaucoup ton histoire et l'interprétation de Tyerne que tu fais Surtout qu'au vu de son temps dans le Bief on pourrait trouver un petit lien

J'aurais juste une remarque à faire concernant la "lady Rowan" dont tu parles car elle n'existe pas. Pour être concerné par la question, je connais bien l'arbre de famille des Rowan puisque c'est moi qui l'ait partiellement inventé Et le lord actuel et ce depuis bien des années maintenant est Mathis Rowan (le père de Lorcan) qui n'a eu que trois enfants (Lorcan, Amalia qui est un scénario et un jeune garçon). Aussi l'arbre de la famille s’arrête avec Rhonda Rowan qui est mariée depuis 20 ans avec Baelor Hightower ^^
Il suffirait donc juste de changer ce nom de famille pour que je puisse te valider.

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MessageSujet: Re: TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her Jeu 12 Mai - 20:53
Mais que je suis blonde xD Désolée j'ai repris une ancienne fiche et je n'ai pas pensé à éditer le passage avec les Rowan, c'est corrigé Merci pour tes remarques et tes compliments, et avec plaisir pour le lien

Nym

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MessageSujet: Re: TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her Jeu 12 Mai - 21:01
Rebienvenue 8) Contente de te voir de retour, bon jeu par minou !

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MessageSujet: Re: TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her Jeu 12 Mai - 23:36
Bienvenue Tyerne !!
Dorne se peuple, c'est cool
(Personnage très intéressant au passage, je me rappelle que j'avais beaucoup hésité à la prendre quand je m'étais inscrite ici )

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MessageSujet: Re: TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her Ven 13 Mai - 4:54
Alors tout est ok


Bienvenue parmi nous !
«You will win or die »



Tyerne Sand
Tu es désormais validé


Félicitation ! Tu as réussi l'épreuve ultime : la présentation. Soit la bienvenue officiellement à Westeros. Afin que ton rôle ne soit pas piqué par un gueux, passe au bottin te recenser. Mais ce n'est pas terminé, car il te faut également chercher des alliances avec les autres membres du forum. Ainsi que dans un soucis de chronologie, consigner tes périphéties quêtes pour te lancer dans le jeu, ainsi que des différents types d'intrigues. Il n'est pas trop tard pour participer aux Intrigues Facultatives et aux Intrigues Dimensionnelles Puis, vu qu'on est gentil, n'oublie pas de dépenser tes 100 dragons d'or à la Boutique ou au Cristarium Rejoins nous également sur la CB ou dans le flood avant ou après avoir RP


Ton Cristarium est le suivant :
Tu es NIVEAU 4 en Rhétorique (c'est ton arbre imposé)
Tu es NIVEAU 2 en Armes (ton deuxième arbre mais tu es libre d'en choisir un autre)

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MessageSujet: Re: TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her Ven 13 Mai - 9:42
Re-bienvenue copine de blondeur

Super histoire Au plaisir de te croiser sur la CB ou... Ailleurs

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MessageSujet: Re: TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her Ven 13 Mai - 10:33
Re-bienvenue à toi!

Une Dornienne avec un lien avec les Tyrell *o* Et qu'elle mauvaise image de nous t__t Va falloir redorer ça ♥

Au plaisir de te retrouver sur le forum Petite Fleur du Désert

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« You came back »
« I always will »
A la rosée du matin, les derniers flocons de l’interminable
Hiver réveillèrent la première fleur du tant attendu Eté.

Mes Awards♥:
 
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MessageSujet: Re: TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her Mar 17 Mai - 0:04
Merci pour la validation et pour votre accueil ! Ravie que l'histoire vous ai plu

Au plaisir de vous croiser également

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TYERNE ∝ In Dorne, she walked among vipers and none would bite her
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