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Des leçons royales (libre)
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Maison/Rang : Prince des maisons Baratheon et Lannister/Roi des Sept Couronnes
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MessageSujet: Des leçons royales (libre) Ven 11 Sep - 22:25

Les jardins du Donjon Rouge étaient étrangement déserts en ce magnifique début d’après-midi, alors même que le moment était idéal pour s’y promener et les apprécier. Depuis l’assassinat du Roi Joffrey, la Cour royale était en effervescence, et l’attention était centrée sur le Conseil restreint et la Salle du Trône. Chacun cherchait à se repositionner par rapport aux cercles du pouvoir, à anticiper les prochaines évolutions politiques pour mieux saisir d’éventuelles opportunités d’ascensions. L’alliance entre les Maisons Lannister et Tyrell, toujours solide et victorieuse, avait besoin d’être confortée alors que l’évènement sensé la célébrer, les noces de feu le Roi, l’avait ébranlée. Tout se déciderait lors du procès de Tyrion Lannister qui était en préparation, alors même que des poches de résistance des rebelles refusaient de céder dans tout le Royaume.

La solitude, au moins temporaire, voilà qui n’était pas pour déplaire à Tommen Baratheon. Seul, le nouveau Roi des Sept Couronnes ne l’était pas vraiment alors qu’il arpentait les jardins du Donjon Rouge, car comme son ombre le suivait toujours Ser Boros et Ser Meryn. Deux ombres silencieuses dont les armures scintillaient au soleil… Leur présence mettait toujours Tommen mal à l’aise, et il lui était encore difficile de les considérer comme les nouveaux protecteurs de sa royale personne. Il avait vu de ses yeux de quoi les deux hommes étaient capable, quand ils battaient sans pitié la pauvre Sansa Stark devant toute la cour assemblée. Ce n’était pas ainsi que des chevaliers devaient se comporter. Si on lui en laissait un jour la possibilité le jeune Roi était déterminé à bannir à jamais ce genre d’attitude du Royaume.

Enfin les trois promeneurs débouchèrent sur une petite clairière. Au centre de celle-ci se trouvait une charmante fontaine, hélas surmontée par une statue d’une innommable laideur : Joffrey Baratheon, arbalète en main, surmontant un loup-garou mort. D’un geste de la main, Tommen stoppa l’avancée de ses gardes du corps.

-Nous nous arrêterons ici, j’ai besoin de me repose un peu à la fraîcheur de la cascade.

Sans un mot, comme à leur habitude, les deux chevaliers de la Garde se déployèrent de part et d’autre de l’allée, la main sur la garde de leur épée. Deux machines de guerre, tels que l’on appréciait les chevaliers en ces jours sombres. Tommen se surprit de son geste d’autorité qui avait fait s’arrêter Boros et Meryn. Peut-être que son futur métier commençait à lui rentrer dans la tête finalement.

Il soupira en pensant aux raisons qui l’avaient amené ici en ce jour. L’athmosphère à la Cour devenait étouffante et empoisonnée, à l’image de l’humeur maligne qui avait emporté son prédécesseur. Tout le monde ne parlait que de régicide, de complot caché, de nouveaux pouvoirs qui allaient se mettre en place… et dans tout cela personne ne lui prêtait pas la moindre occasion. Oh si, au contraire : on s’inclinait devant lui en l’appelant « Votre Majesté », on louait la fort bonne mine qu’il avait ce matin, on louait son remarquable esprit, on lui demandait des faveurs… Si sa nouvelle fonction devait se réduire à des rapports humains aussi superficiels et hypocrites, le pauvre Tommen sentait qu’il allait haïr bientôt être Roi. Il n’était pas Joffrey, et les flatteries sans chaleur le mettaient plus mal à l’aise qu’autre chose. Lorsqu’il n’était qu’un prince cadet il se sentait souvent seul, souffrait de l’attention que tout le monde, la Cour et sa famille, accordait à Joffrey. Et voilà qu’il en venait à regretter cette situation : au moins le laissait-on tranquille et était-il libre de poursuivre ses passions.

Et son entourage ne lui était guère utile pour le réconforter. Ses amis lui avaient été retirés : un Roi ne saurait s’entourer d’enfants de la moyenne noblesse. Myrcella était partie depuis plusieurs longs mois, Lord Tywin ne décollait que rarement les yeux de ses précieux dossiers, sa mère ne pensait qu’à son chagrin et sa vengeance et voulait forcer Tommen à rester dans ses appartements… Même Lady Margaery lui avait été enlevé. Le jeune Roi avait toujours apprécié la veuve de son frère, qui trouvait toujours les mots pour lui rendre confiance et le distraire. Elle lui avait même offert d’adorables chatons, et acceptait de discuter avec lui de la Nature et des animaux. Mais voilà que Tommen ne pouvait guère plus quitter ses appartements, et sa mère lui déconseillait formellement Margaery, car cette dernière était « en deuil ». Il comprenait d’autant moins que, si la jeune Tyrell était sensée devenir sa reine comme les rumeurs le prétendaient, il devrait la fréquenter plus souvent.

Mais sa mère ne semblait guère porter en son cœur les Roses de Hautjardin, même si elle continuait à leur adresser de grands sourires. Tommen ne comprenait pas l’origine de cette évidente froideur. Il y avait beaucoup de choses qu’il ne comprenait pas chez sa famille. Et c’est ce qui l’avait poussé à s’échapper, à tenter cette petite et discrète révolte. Il se prit à sourire en pensant à la tête qu’avait fait Ser Balon Swann quand le Roi lui avait demandé de donner rendez-vous à Loras Tyrell dans les jardins royaux pour ce jour même, à cette heure même. Car le Roi souhaitait, pour assumer sa future fonction, être initié au plus vite au maniement de l’épée et de la lance. Il était aussi curieux de savoir comment la Bataille de la Néra avait été gagnée, car il n’était pas là et nul n’avait pu le lui en faire le récit.

Il n’avait malheureusement pu se débarrasser de Ser Boros et Ser Meryn, mais au moins avait-il réussi à échapper à la vigilance de la Reine régente. Et le voilà qui se tenait à présent au lieu du rendez-vous, attendant qu’un vrai chevalier vienne le distraire et lui remonter le moral. Tommen avait hésité en donnant rendez-vous devant l’horrible statue, mais force était de constater que c’était l’endroit de jardins que les courtisans évitaient le plus vite possible. Comme si le souvenir de la mort du cruel Roi les faisait se sentir coupable…
Le jeune Baratheon s’était abîmé dans la contemplation de l’eau du bassin, évitant le dérangeant reflet du visage de son frère aîné, quand il sentit une petite pression sur ses genoux. Et il sourit.

-Te revoilà, toi. Je me demandais bien pourquoi tu n’étais pas avec les deux autres.

Ser Bondissant se lova sur les genoux de son maître en miaulant de satisfaction. Fidèle à son nom, le chaton noir était le plus hardi et les plus aventureux de la portée. Alors que son frère et sa sœur se battait encore pour des souris en tissu, lui se baladait dans tout le donjon rouge, traquant les oiseaux et les véritables souris. Mais il lui arrivait aussi de suivre son maître à la trace, tout en restant caché, car la vue des chevaliers de la Garde semblait lui inspirer quelque peur.

Un craquement de branche se fit entendre. Ser Bondissant frémit, mais Tommen resta de marbre, car il savait que c’était l’heure et que Loras Tyrell était arrivé. Mais Boros et Meryn, qui n’avaient bien évidemment pas été mis dans la confidence, se tournèrent immédiatement vers l’intru et commencèrent à dégainer leur épée. D’une voix métallique et tranchante, Trant lâcha :

-Halte, qui vive ?

Quand il parut reconnaître le nouveau venu, une ombre de déplaisir passa sur son visage, mais il rangea son épée. Blount le fità son tour, mais lentement, faisant crisser la lame contre le fourreau. Les souvenirs de la rébellion de Lord Renly semblaient avoir laissé des traces.

-Excusez-nous, messire. Nous nous devons d’être prudent, avec tout ce qui s’est passé.
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MessageSujet: Re: Des leçons royales (libre) Sam 12 Sep - 17:05







 

Des leçons royales
“ Nôtre est la fureur ”
B
randon était presque parmi les puissants de ce royaume, mais le chemin était encore long avant d'atteindre la classe dirigeante. Il était si déterminé à vouloir ce qu'il désirait. Le royaume, la cour, la vermine que porte Port-Réal était encore bouleversée par ces récents événements, et ils sont prêts à agir pour qualifier leurs désirs de pouvoirs et de richesses. Notre jeune marchand qui est à la tête d'un commerce d'une si grande envergure, que sa présence à Port-Réal était presque inutile pour ses affaires actuelles, du moins pour l'instant. Sa détermination à atteindre le conseil restreint le pousse à rester. Jouer au jeu des thrones est un fait, avoir un bon jeu entre les mains en est une autre qui peut changer la destinée de toute une famille.

C'était, en ce jour qu'il s'était décidé qu'il allait se promener dans les jardins du Donjon Rouge pour discuter avec l'un de ses conseillers de ces petits papiers qui tracassaient. La perte de navire est toujours grinçante pour celui qui fait affaire, et plus encore, quand ce navire l'appartient. Toujours accompagné par son homme de main et garde du corps à la fois, nommé Gladriel, il était avec Claodys, l'un des plus proches conseillers de feu, son père. Tout en marchant, dans les petites ruelles de ce jardin, Brandon apprenait que ça n'était que le début de sa dégringolade financière. N'étant plus psychologiquement dans la discussion, Claodys continuait son monologue qui indiquait l'état de la flotte de son maître, et des solutions à apporter. Brandon n'était plus dans cette discussion, car au loin, il apercevait sa place au conseil restreint. Le Roi Tommen, accompagné de sa garde royale, était avec Loras Tyrell, ceux qui fût pour le moins étrange puis ce qu'il est son beau-frère. Mais reste encore une intrigue, un rendez-vous avec son Roi dans les Jardins du Donjon Rouge peut porter à confusion, qui plus est, très peu de personne ose revenir dans ces jardins pour cause du massacre qui fût au mariage du feu Joffrey Barathéon. Ce rendez vous était trop peu officiel et solennel, pour laisser son imagination déborder.

Claodys continuait à parler, jusqu'à ce que son maître l'arrêta d'un geste de la main pour lui signifier qu'il reprendrait cette discussion plus tard. Il avait plus important à faire. Claodys avait très bien compris en voyant Jeoffrey dans son champ de vision qu'il était temps pour lui de s'éclipser. Il savait que son maître désirait quelque chose encore plus précieux que l'or, le pouvoir. Il s'effaça du tableau comme une araignée, sans un mot. La présence de Brandon n'avait pas encore était remarqué par son Roi, il lui fallut peu de temps pour réaliser que sa place était toute proche, et que tout allait se jouer maintenant. Gardant à la tête que déranger son roi ne peut être guère apprécié par celui-ci, surtout si ce qu'ils avaient à faire ou à dire ne regardait qu'eux seuls. Il avait décidé de garder sa position en voyant ce qu'il allait se passer. Il se tourna vers son homme de main, en lui indiquant de s'éloigner de la scène d'un geste de la main. Lui, avait décidé de rester par très loin pour pouvoir ce qu'il allait s'en suivre. Il tenait une bonne place pour rester discret, entre deux rosier, il s'était assis sur un carré de pierre faisant place à un édifice d'une rose de pierre, laissant croire qu'il admirait la vue de ce magnifique jardin, au cas où un servant venait à passer.




         
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MessageSujet: Re: Des leçons royales (libre) Dim 13 Sep - 19:18
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L'effervescence dans laquelle se trouvait Port-Réal à ce jour n'avait que peu de répercussion sur l'humeur de Loras Tyrell. Il s'en réjouissait d'une certaine manière ; avec les rumeurs qui circulaient au sujet de Joffrey et les descriptions peu élogieuses que lui en avait fait Margaery, il ne pouvait éprouver qu'un certain plaisir à l'idée que sa sœur ne soit pas mariée à ce monstre. Il l'aurait protégée, n'en doutez pas. Il n'aurait pas failli une seconde fois à défendre une personne qui lui était chère. Mais il fallait avouer que la mort de Joffrey lui facilitait grandement les choses.

Tous les dangers n'avaient pas disparu pour autant. Les Tyrell n'avaient pas que des amis à Port-Réal à l'instar de n'importe quelle famille puissante. De ce fait, il se devait de rester vigilant. Comme toujours. Au moins, avec Tommen sur le trône de fer, le Chevalier des Fleurs craignait moins pour la sécurité de sa sœur qu'auparavant. Le nouveau souverain n'était pas aussi aléatoire que son prédécesseur, et, surtout, beaucoup plus malléable. Il appréciait les Roses ; Loras avait d'ores-et-déjà remarqué que le garçon lui vouait une certaine admiration. Il comptait bien l'utiliser à bon escient. Combiné aux agissements de sœur, ils parviendraient peut-être à desserrer l'emprise de Cersei sur son fils. La tâche serait difficile mais elle valait le coup.

D'ailleurs, il semblerait que le processus avait déjà commencé. Lorsque Ser Balon Swann se présenta devant lui le matin même, détenteur d'une invitation royale, le Chevalier des Fleurs, quoiqu'un peu surpris, ne put réprimer un léger sourire. Si sa Majesté voulait le voir, elle le verrait même si Loras se demandait quel pouvait être le motif d'un tel entretien, surtout vu l'endroit du rendez-vous. Dans le jardin, dans un endroit peu fréquenté ... Essayait-on de le séduire ? Imaginez, quel retournement de situation ce serait ! Cette hypothèse improbable mise à part, il se doutait bien que l'objet de cette rencontre impromptue résiderait dans la soif de connaissance du Roi du fabuleux domaine de la chevalerie. De toute façon, du moment que la Reine Régente ne viendrait pas fourrer son nez dans cette affaire, n'importe quelle raison lui aurait convenu. Sauf aborder quelques sujets trop épineux, évidemment. Il remercia Ser Balon puis prit congés. Il avait quelques affaires à régler avant de se rendre à l'audience improvisée.

Ainsi donc, lorsque l'heure fatidique approcha, le Chevalier des Fleurs prit la direction des jardins. Sa cape immaculée de frère juré de la Blanche Garde flottait dans son dos, lui donnant l'air d'un personnage tout droit sorti d'un récit épique. Il ne manquait plus qu'une princesse à sauver et sa belle jument blanche pour que le tableau soit parfait. Il salua quelques promeneurs respectueusement, forcé de constater qu'en cette radieuse journée, bien peu de flâneurs avaient décidé de jouir du charme du parc. Il fallait croire que tout le monde était trop occupé à conspirer pour profiter de l'attrait de l'extérieur. Tant mieux. Au moins, Loras n'avait pas à s'arrêter toutes les minutes pour échanger des banalités affligeantes avec des gens qui se pensaient important, souvent à tord. Il traça son chemin jusqu'à avoir l'affreuse statue de Joffrey en visuel. Déjà que le jardin n'avait rien d'extraordinaire quand on avait fréquenté ceux de Hautjardin alors la présence de cette sculpture de mauvais goût n'arrangeait rien. Si l'objectif avait été de défigurer le peu d'esthétisme que possédait le lieu, en effet, on pouvait lui accorder qu'elle avait réussi avec brio. Toutefois, il serait étonnant que l'artiste ait poursuivi un tel but.

Ser Loras arriva enfin devant le souverain, pile à l'heure, constatant avec déplaisir que deux de ses homologues étaient sur place. Ser Boros et Ser Meryn, ses « frères ». La façon dont ils l'accueillirent lui déplut fortement pour ne pas avouer qu'elle l'agaça au plus haut point. Comment se permettaient-ils de dégainer leurs lames contre lui ? Si ce n'était pas de la pure provocation, ça en avait tout l'air. La manière dont Blount rangea son épée suite à cette fâcheuse méprise lui confirma. Loras conserva son air avenant, comme toujours, quoiqu'il bouillonnait intérieurement.

« Ravi de constater que vous avez enfin compris votre rôle après la mort d'un Roi, ser. Vous faudra-il le décès d'un second pour l'exercer correctement ? Ou peut-être essayez-vous de compenser votre inaction passée par un excès de zèle ? Si vous comptez menacer tout passant profitant de ce lieu de votre épée, permettez-moi de douter de l'efficacité d'une telle méthode. »

Froid et hautain, voilà ce qui le définissait le mieux à cet instant. Il espérait que les deux zigotos allaient rapidement plier bagages avant qu'il ne finisse réellement par s'énerver. Non, il ne les aimait pas. Des soi-disant chevaliers qui frappaient des demoiselles n'étaient définitivement pas digne de son respect, quand bien même ils se réfugiaient derrière le prétexte d'un ordre pour justifier leurs comportements déplorables. Certes, certains pourraient dire qu'il n'était pas le mieux placé pour rabrouer ces deux-là pour leur inefficacité. Lui-même avait vu périr deux Rois en toute impuissance. Même si la mort du deuxième n'avait pas réellement provoquer en lui un profond chagrin, soit-dit-en-passant. Mais comment ces hommes pouvaient sérieusement penser qu'un individu seul allait sortir des fourrés en pleine après-midi, l'arme au poing, pour s'en prendre au Roi alors même qu'il était encadré de deux gardes en théorie redoutables ? Il faudrait que l'assaillant soit terriblement stupide. De toute manière, il n'y avait personne dans les parages. Il était loin de se douter qu'un spectateur dissimulé profitait de leur conversation.

L'incident clôt, son attention se retourna sur le Roi. Il eut l'ombre d'un sourire en apercevant le chaton blottit puis s'inclina respectueusement devant le souverain.

« Excusez-moi. Vous n'auriez pas dû assister à pareille scène. » Il avait regagné son air aimable habituel. « Puis-je connaître la raison pour laquelle vous m'avez mandé, Majesté ? »

Il se garda de faire remarquer que la présence des deux autres était superflue maintenant qu'il était présent même s'il n'en pensait pas moins. Tout dépendrait, une fois de plus, du sujet de cette plaisante réunion. S'il devait supporter la compagnie des deux autres, il espérait qu'elle serait courte avant que le ton ne monte. Lui savait se dissimuler derrière une courtoisie et une politesse presque à toute épreuve, il doutait que Trant et Blount puissent en faire autant. Loras ne cherchait pas spécialement à se faire des ennemis, toutefois, il était conscient que son engagement envers Renly Baratheon pouvait poser problèmes à certains.

Qu'importe. Ce qui comptait, c'était Tommen. N'allez pas croire pour autant que le Chevalier des Fleurs s'abaisserait à la flatterie et autres moyens douteux pour se faire. Il n'était pas dans son habitude de jouer les hypocrites, bien au contraire. Tout ce qui sortait de sa bouche était vrai bien que parfois, quelques aménagements de la réalité eussent été nécessaires.  


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Maison/Rang : Prince des maisons Baratheon et Lannister/Roi des Sept Couronnes
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MessageSujet: Re: Des leçons royales (libre) Mar 22 Sep - 14:36
Le blanc et l’or qui constituait la tenue des chevaliers de la Blanche Epée contrastait violemment avec le rouge de leur visage. A l’évidence Boros Blunt et Meryn Trant étaient fous de rage face aux insinuations de leur « frère d’arme », mais ils ne trouvaient pas la répartir approprié face à Loras Tyrell : ces êtres sournois étaient également des imbéciles. De son côté Tommen ne put s’empêcher d’esquisser un pouffement : bien qu’étant le Roi il restait encore un enfant.

Heureusement les deux chevaliers ne se rendirent compte de rien, et Tommen se reprit. Conscient que la tension était palpable, il se tourna vers ses deux gardes du corps et, droit comme un I, s’adressa en eux en ces termes

-Sers, vous pouvez reprendre votre garde près de mes appartements, je vous y rejoindrai d’ici la fin de l’après-midi. Ser Loras et Ser Balon se chargeront d’assurer ma sécurité pour la fin de ma promenade.

Tommen s’étonnait de l’autorité avec laquelle il avait transmis son ordre. Son ton, qui se voulait directif, avait quelque-chose de forcé et de maladroit, de même que sa posture. Néanmoins, Trant et Blount s’étaient inclinés sans insister, et leur regard étonné semblait indique que, l’espace d’un court instant, ils s’étaient cru face à leur ancien maître. Tommen espérait qu’il donnait l’impression d’être Robert, et non Joffrey. Trant n’eut que le temps de marmonner dans sa barbe.

-Nous nous retrouverons avec grand plaisir d’ici peu Ser. Je serai curieux de voir si vous êtes aussi habiles qu’on le dit à l’épée. Les bruits courant en tout cas sur votre habileté à d’autres armes, même si vous ne savez pas toujours transpercer au bon endroit…

Pendant ce temps, comme pour détourner Loras Tyrell de l’insulte qui lui était faite. Ser Bondissant avait sauté des bras de son maître et s’était précipité sur Ser Loras, se lovant aux pieds du chevalier et grattant les jambières de fer de ses coussinets. S’étant enfin débarrassé de Blount et Trant (de toute manière leur absence aurait commencé à éveiller les soupçons de sa mère), le jeune Roi put enfin répondre à son chevalier :

-Merci d’avoir répondu aussi vite à mon invitation, Ser Loras. En réalité, je souhaiterais commencer à être initier sérieusement au maniement des armes, que ce soit la lance ou l’épée. Joffrey me laissait monter un poney mais il m’interdisait de manier une véritable lance, et Sa Majesté ma Mère estime que je ne suis pas prêt et qu’il est trop dangereux de me laisser toucher une arme..

Tommen se demandait si il n’en disait pas trop, mais le il n’avait pu arrêter le flot de ses paroles, comme si il ressentait le besoin de se décharger d’un poids

Tout en s’exprimant, il avait tourné vers la statue de son frère un regard mélancolique, presque inconsciemment. Il se demandait une fois encore pourquoi Joffrey avait été autorisé à manier une arbalète et à tirer sur des malheureux passants dès l’âge de dix ans tandis qu’à lui, ne serait-ce que déambuler librement dans le Donjon Rouge lui était interdit. Et voilà qu’on lui demandait de devenir un Roi sans même le laisser s’accomplir par lui-même.

-Vous n’êtes pas sans savoir que le Donjon rouge est privé de maître d’arme depuis la mort de Ser Aron Santagar, et je voulais vous demander si vous accepteriez de le remplacer, au moins pour l’instant. Ser Balon est au courant, il doit être en train de préparer le matériel dans la cour en ce moment.
Lady Margaery m’a beaucoup de vos exploits, Ser. Est-il vrai qu’à la bataille de la Néra vous étiez à l’avant des chevaliers qui ont pris à revers les forces de mon oncle Stannis ? Comment avez-vous pu vous approcher sans vous faire repérer par leurs éclaireurs ? Comment avez-vous pu enfoncer leur mur de piques ?


Sans qu’il s’en rende compte, l’admiration émanait du regard du jeune garçon tandis qu’il égrénait ses questions. Décidément, il se plaisait en la compagnie des Tyrell, même de la vieille lady Olenna finalement. Tandis que les membres de sa propre famille –sa mère, son grand-père, son défunt frère et son défunt père- lui faisait se sentir tout petit, faible, il avait l’impression de prendre confiance en lui en présence des gens de Hautjardin. Il n’osait demander des nouvelles de Margaery, sa toute nouvelle fiancée, et de ses cousines, mais Loras devait clairement le deviner au ton de sa voix.
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MessageSujet: Re: Des leçons royales (libre) Lun 19 Oct - 21:21
des leçons royales





Fier de sa prestation qui arracha au passage un gloussement au Roi, Loras arbora son sourire des plus grandes occasions, celui qui suintait la supériorité. Il toisa ses soi-disant frères. Visiblement, ces derniers avaient grand peine à trouver la répartie appropriée pour lui répondre. Le Tyrell en retira un plaisir certain. Certes, il préférait battre ses adversaires une épée à la main, mais il devait admettre que vaincre par la verbe était plus jouissif qu'il n'y paraissait. Il n'avait pas le don de sa grand-mère dans le domaine, toutefois, à force de la côtoyer, il en avait appris les bases.  

Le fait que Tommen congédie les deux lascars ne fit qu'accentuer son agréable sensation de triomphe. Il allait désormais assurer la garde du jeune Roi en compagnie de Ser Balon, un homme qu'il préférait largement à Trant et Blount, de par ses compétences, d'une part, étant un redoutable archer, et d'autre part, par son mental qui était moins sujet aux complots que ces simulacres de chevalier. Du moins, en apparence. Loras n'irait pas jusqu'à lui confier la vie de sa sœur, évidemment. Dans tous les cas, il espérait que ses frères d'arme n'allaient pas aller cafter au Lord Commandant au sujet de leur altercation en déclarant, d'une manière très mature, que Ser Loras était trop méchant avec eux. Il se fichait pas mal de se faire houspiller par Jaime Lannister, qui, de toute façon, était trop vieux et inapte pour assurer la charge qui lui incombait. Il se sentait dans son droit d'ouvertement montrer son animosité à ces deux-là. D'ailleurs, ces derniers lui rendaient bien. Preuve en était la réaction de Trant.

Quel coup bas ! Là, il touchait un point sensible. Le Chevalier des Fleurs peina à garder son calme. Il ne pouvait tolérer qu'on l'insulte de la sorte devant le souverain, surtout à ce sujet. S'il n'avait pas eu de retenue, il aurait provoqué l'importun en duel sur le champ pour trancher immédiatement le litige. Agacé, il serra le poing. Il voulait l'affronter ? Pas de problème, Loras arrangerait son emploi du temps pour organiser cette rencontre. Il lui ferait ravaler ses paroles fissa, à cet imbécile.

« Il me semblait pourtant avoir visé juste avec ma lance lorsque je vous ai désarçonné à l'occasion du Tournoi de la Main, Ser Meryn. »

Loras préféra ne rien rajouter avant que la situation ne dérape vraiment. La chat à ses pieds ne fit que l'irriter un peu plus. Non pas qu'il éprouvait une aversion pour la race féline, mais il avait une envie furieuse d'exprimer son mécontentement sur quelque chose ou quelqu'un. Il refreina tant bien que mal cette pulsion, se réfugiant derrière son rideau de froideur comme à chaque fois qu'un évènement l'énervait singulièrement. De temps à autre, il ne pouvait se contenir, comme pouvait en témoigner Ser Robar et Ser Emmon - ou plutôt ne pouvait pas témoigner, justement. Mais il était bien décidé à ne pas craquer pour quelques piques de la part d'écervelés. Enfin ils se décidèrent à partir. Le Chevalier des Fleurs se relâcha un tantinet.

L'annonce de la raison pour laquelle la Roi l'avait demandé balaya définitivement sa mauvaise humeur. Aucune autre information n'aurait pu lui faire autant plaisir que celle-là. Il sentait une bonne nouvelle arriver incessamment sous peu. Elles étaient si rares pour lui en ce moment qu'il ne la savourait que davantage.

« Je peux facilement vous enseigner les rudiments de la lance et de l'épée, voire, il m'est possible de quérir l'intervention de Garlan, mon frère. Il excelle à l'épée, vous pourriez beaucoup apprendre ses côtés. »

Il laissa le souverain terminer sa tirade, sentant son sourire s'étirer presque inconsciemment. Exactement ce qu'il désirait. Tommen n'aurait pas pu mieux trouver comme cadeau. Il lorgnait le poste de maître d'arme depuis son arrivée au Donjon Rouge après son entrée dans la Blanche Garde, au grand dam de Cersei supposait-il.

« Ce serait un honneur, Majesté. Nous commençons quand vous voulez par la discipline qu'il vous plaira. »

Sa joie contenue redescendit pourtant comme un soufflé quand Tommen eut l'incroyable idée d'aborder la bataille de Néra. La nostalgie s'empara de lui. D'un côté, il était fier d'avoir participé à sa première bataille, lui qui avait toujours rêvé de s'illustrer. De l'autre, il ne pouvait que se souvenir de la raison pour laquelle il avait été poussé à y participer, c'est-à-dire la mort de Renly. Ces traitres qui avaient quitté l'armée de Renly pour rejoindre celle de Stannis ... Rien qu'à y penser, Loras éprouvait une rage folle à leur sujet. Il en avait retiré un certain contentement quand il les avait tué. Il ne s'était pas battu pour le Roi Joffrey. Il l'avait fait pour Renly, en guise de vengeance contre ceux qui s'étaient empressés de tourner-casaque alors que son cadavre n'était pas encore froid. Il avait obtenu en partie réparation ce jour-là, il ne lui restait plus qu'à se confronter à Brienne pour obtenir entièrement satisfaction. Il ne garantissait pas son self-control en revanche quand il l'aurait en face de lui.

« Oui, je menais l'avant-garde. Ils ne se méfiaient pas. La plupart des soldats à l'arrière appartenait en réalité à l'armée de Renly et ont rallié Stannis à sa mort. Quand ils nous ont vu arriver, ils pensaient que nous avions décidé de se joindre à eux. Ils n'ont remarqué que trop tard la présence des troupes Lannister, nous avions déjà pénétré leurs défenses. »

Bref et concis, il ne désirait pas s'étendre sur ces questions plus que de raison. Il préféra enchaîner sur un sujet beaucoup moins lourd.

« Margaery va bien. Il lui tarde de passer de nouveau du temps en votre compagnie. »

Loras n'était pas stupide, il avait bien compris que Tommen se languissait de la présence de sa sœur. Elle était douée pour se faire aimer et elle allait sûrement être ravie de la tournure des évènements.

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